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*** CONSCIENCE DU PEUPLE ***
samedi 08 mars 2008, a 21:47
Suite du texte sur le NOUVEL ÂGE
 

l'on parle) et leurs antécédents : "Maître Morya ou Maître M., du 6ème degré sur le 1er rayon, qui fut l'apôtre Pierre ; Maître Koot Houmi (Hoomi) ou Maître K.H., du 6ème degré, sur le 2ème rayon, qui fut Jean le bien aimé ; Maître Sérapis du 6ème degré sur le 4ème rayon ; Maître Hilarion du 6ème degré sur le 5ème rayon, qui fut Paul de Tarse ; Maître Jésus, 6ème degré, sur le 6ème rayon, qui fut Jésus de Nazareth puis Apollonius de Tyane ; Maître Rakoczi, ou Maître R., du 6ème degré sur le 7ème rayon, qui fut Francis Bacon puis le comte de Saint-Germain ; et enfin le Maître qui fut Marie, la mère de Jésus, du 6ème degré sur le 6ème rayon, qui est à l'origine des apparitions de la Vierge Marie."
Au-delà du ridicule d'une telle énumération, retenons la gravité d'une telle récupération des principaux piliers du christianisme… Songeons que tout cela est pris très au sérieux par de nombreux adeptes, prêts à gober tout ce qui leur est donné en pâture, pourvu qu'ils aient l'espérance d'une élévation spirituelle, et l'accès à la Connaissance… Et il y a là de quoi frémir…

"Auparavant doit venir l'apostasie et se révéler l'Homme impie, l'Etre perdu, l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu..." (2 Th 2, 3-4)

"Sa venue à lui, l'Impie, aura été marquée, par l'influence de Satan, de toute espèce d'œuvres de puissance, de signes et de prodiges mensongers, comme de toutes les tromperies du mal, à l'adresse de ceux qui sont voués à la perdition pour n'avoir pas accueilli l'amour de la vérité qui leur aurait valu d'être sauvés..." (2 Th 2, 9-10)

Les méditations

Le New-Age propose à l'adepte "d'élargir sa conscience". Il trouvera en même temps mieux-être personnel et accès à la Connaissance.
Quelques techniques de base lui sont proposées pour cela : méditation, relaxation, yoga, sophrologie…
Le danger de la contemplation narcissique y est évident. Est-il besoin de préciser que la sérénité naturelle induite par ces techniques (yoga, zen, etc.) - qui provoquent la dissolution de la conscience personnelle - n'a rien à voir avec la Paix surnaturelle de l'Esprit ? Celle-ci ne nécessite pas un recours à des "techniques" humaines pour être accueillie. Et il n'y a pas plus de yoga chrétien qu'il n'y a d'oraison hindoue ou bouddhiste. Par ailleurs, les sensations du corps éprouvées lors de ces séances de "relaxation" sont volontairement ou non confondues par les pratiquants avec de soi-disant phénomènes spirituels…

Le New-Age ayant largement puisé dans les philosophies bouddhiste et hindouiste les éléments constitutifs de ces techniques de méditation, il semble important d'étudier succinctement mais précisément ce qu'il en est véritablement en Orient.


Le Bouddhisme tout d'abord.

Pour le bouddhiste, la vie en ce monde est douleur. La seule quête spirituelle possible consiste donc à s'en échapper.
Dans son premier sermon à Bénarès, Siddharta Gautama devenu Buddha (= éveillé) dira qu'il faut arracher les hommes à la souffrance, le seul moyen efficace pour parvenir à ce but étant l'extinction du désir : "L'extinction du désir, l'extinction de la haine, l'extinction de l'illusion (causes ou fruits du désir), cela, ô moines, est appelé l'absolu. [...] Ne te laisse pas abuser, Ananda, la vie est une longue agonie. [...] N'attendez rien des dieux impitoyables... Attendez tout de vous-mêmes, en n'oubliant pas que chaque homme crée sa prison, et que chacun peut acquérir un pouvoir supérieur à celui d'Indra lui-même." (Indra est le Roi des dieux dans le védisme-hindouisme). L'homme étant défini comme son propre maître, c'est donc par son effort personnel qu'il supprimera la souffrance, en passant par l'extinction du désir.

Ashvaghosa, l'un des maîtres actuels du bouddhisme tibétain en France, explicite ainsi l'idée de l'impermanence des choses, et de l'illusion de la vie : "Toute existence est comme une réflexion dans un miroir, sans substance, un simple fantôme de l'esprit. [...] Les idées cessant, le monde se termine aussi [...]. Tous les phénomènes ont leur origine dans l'esprit et n'ont réellement aucune forme extérieure : c'est une erreur de croire que quelque chose est là." Rien n'existerait donc en dehors de l'esprit.

Nagarjuna, autre maître du bouddhisme en France, va encore plus loin : "L'océan du sans formes est à la base de toutes les formes... Il n'y a ni naissance ni mort, ni unité ni pluralité. Tout est illusion, tout est Vide. Cette vacuité n'est ni l'être ni le non-être, ni le néant..." Il y a là identification du Vide et de l'esprit pur, dans l'unique Réalité.

On retrouve cette approche de la Réalité bouddhique dans le Livre des Morts tibétains (Bardo-Thödol) : "Tu vas connaître la Réalité, dans l'état de Bardo où toutes choses sont comme le ciel vide sans nuages (la Sagesse du Miroir), et où l'intelligence nue et sans tache est comme une vacuité transparente sans circonférence ni centre (la Sagesse du Vide)..."
Dans ce monde d'illusion, les dieux mêmes ne sont que création de l'esprit de l'homme : "Puisses-tu reconnaître que toute apparition (toute déité) est une réflexion de ta propre conscience. [...] Puisses-tu ne pas craindre les troupes des divinités paisibles et irritées qui sont tes propres formes-pensées."

Une dernière citation permettra de situer parfaitement la pensée bouddhique relative à la nature de l'esprit. Nous l'emprunterons au Lama Denis Teundroup, disciple européen de Kalou Rinpoche, et "père-abbé" du monastère de Karma-ling (cité in "Les Racines du Monde", de Jean Denis, 1993) :
"L'enseignement bouddhique propose la compréhension de ce qui est intérieur à nous-mêmes : l'esprit. Le bouddhisme est donc ce qu'on peut appeler une voie d'intériorité. [...] Cette pratique est fondée sur la méditation, c'est-à-dire l'expérience d'une relation juste à notre vécu intérieur et extérieur, à toutes nos expériences. [...] Nous portons en nous la racine de nos conditionnements et de nos souffrances, tout comme nous portons en nous l'éveil, la nature du Buddha, l'état fondamental de l'esprit au-delà du jeu des projections de l'ego. [...]
Dans la méditation bouddhique, il n'y a plus ni sujet ni objet, mais l'expérience immédiate d'une réalité non dualiste. Car ne n'est plus l'intellect qui perçoit, mais une qualité énergétique particulière, permettant l'unification de l'esprit par la libération des projections conditionnées de l'ego.
La connaissance transcendante est la découverte de l'expérience non dualiste en laquelle l'esprit est auto-connaissant, il est le sujet et l'objet de sa propre connaissance. [...] Cette connaissance est au-delà des concepts et au-delà de toutes les formulations.
Le pur esprit irradiant en lui-même est le corps de la divinité, une luminosité vide, l'absence de toute fixation, tout comme l'expérience de la lune dans l'eau. Son mode d'être essentiel est vacuité, liberté vis-à-vis de toutes les catégories du mental. [...] Sans origine, sans fin et sans localisation spatiale, elle est immortelle, c'est l'intelligence fondamentale, la merveille des merveilles."


Ne perdons jamais de vue la différence entre ces deux termes : fusion et union, celui-ci supposant deux objets à unir, principe de la dualité.
On voit donc ici affirmée le principe de la non dualité, associé à l'état de vacuité qui caractérise la pureté acquise de l'esprit.
Nous sommes bien aux antipodes du christianisme. Mais retenons ces formulations : elles seront reprises (et déformées) par tous les gourous new-age...


L'Hindouisme ensuite.

Nous retrouvons la notion de non-dualité, mais cette fois dans l'intime identification entre le Soi (le moi profond de l'être humain, l'âtman selon le terme hindou sanskrit) et l'Esprit immortel, le Principe Unique, l'Absolu : le Brahman. L'Upanishad, écrit du VIII° siècle avant Jésus-Christ, définissait ainsi cette double "qualité" du Brahman : "Il y a en vérité deux aspects du Brahman : le corporel et l'incorporel, le mortel et l'immortel, le fixe et le mobile, le sensible et le transcendant." (2, 3, 1).

Pour parvenir à saisir cette unicité au plus profond de lui-même, l'hindou est appelé à pratiquer le yoga, discipline qui lui ouvre le chemin de l'intériorité. Shankara écrit ainsi au VIII° siècle de notre ère : "Le Soi est Brahman [...] le Soi est tout cet univers. Rien d'autre n'existe que le Soi... Je suis Brahman !" ("Shankara et le Vedanta" de Paul Martin-Dubost, Paris, Le Seuil, 1973).
Et cette identification à l'Absolu atteint son sommet dans les lignes qui suivent, extraites d'un poème de Shankara : "Je ne connais ni la mort, ni le doute, ni les distinctions de castes. Point de père, point de mère. Je n'ai jamais pris naissance. Je n'ai aucun ami, aucun parent, point de maître, point de disciple. Je suis Intelligence et Félicité pures..." (op. cit.) Etre, Intelligence et Félicité (Sac-Cid-Ananda), triple qualité du Brahman, unifié ici au Soi de Shankara.

Un autre élément de la croyance hindoue est à prendre en compte : le samsara, principe de la réincarnation. Dans la Bhagavad-Gita, Vishnu - créateur et destructeur des cycles du monde - s'exprime ainsi : "Les mondes sont assujettis aux retours [..]. Quand on sait que la durée complète d'un "jour de Brahman" est de mille éons, et de mille éons sa nuit, on connaît vraiment ce qu'est un cycle cosmique. [...] Cette multitude des êtres, lorsqu'elle est venue encore et encore à l'existence, se résorbe malgré soi, quand vient "la nuit" ; elle surgit à nouveau quand revient "le jour"." (VIII, 16-19). Cycle des mondes, cycle de la vie des êtres. Toujours dans la Bhagavad-Gita, est explicité ce retour incessant à l'existence : "En vérité, jamais ne fut le temps où je n'étais point, et plus tard ne viendra pas celui où je ne serai pas. Comme l'âme passe physiquement à travers enfance et jeunesse et vieillesse, ainsi passe-t-elle à travers les changements de corps. Le sage ne s'y trompe pas. [...] Les corps ont une fin ; l'esprit qui s'y incarne est éternel, indestructible, incommensurable. [...] A la façon d'un homme qui a rejeté ses vêtements usagés et en prend d'autres, neufs, l'âme incarnée, rejetant son corps usé, voyage dans d'autres qui sont neufs. [...] En vérité, pour qui est né, la mort est certaine et certaine la renaissance pour qui est mort..." (II, 12-13, 18, 22, 27)

Notons au passage que pour ce qui concerne la connaissance de ces vies antérieures, très en vogue dans tous les mouvements New-Age, hindouistes et bouddhistes restent extrêmement réservés. Tel le Lama Denis Teundroup déjà cité, qui rappelle que "en ce qui concerne les souvenirs des vies antérieures que prétendent avoir les êtres ordinaires, le bouddhisme demeure très réservé. Il n'est pas possible de distinguer ce qui peut être authentique de la pure affabulation ou hallucination. Dans le doute, mieux vaut traiter ce genre de phénomènes comme des projections illusoires, ce qui évite de délirer." (cité in "Les Racines du Monde", de Jean Denis, 1993).
Les Maîtres du New-Age n'étant pas des "êtres ordinaires", il est bien évident qu'ils peuvent ne pas se sentir concernés par cette prudente mise en garde...

On l'aura compris, cette perspective de réincarnations infinies n'a rien de réjouissant. Les philosophies orientales ont donc axé la quête de l'être humain sur la Délivrance de cet enchaînement (au sens strict du terme) des réincarnations. Cette délivrance est appelée moksha.
Reprenons la Bhagavad-Gita : "Les sages adonnés à la vigilance, détachés du fruit des actes, sont libérés du lien des renaissances [...]. L'homme qui, abandonnant tout ses désirs, va et vient, libre d'attachement, ne dit plus : C'est à moi, ni Je ; celui-là accède à la paix [...], ne s'égare plus [...] ; à l'heure ultime il atteint le Brahman." (II, 51, 71-72) "Ceux pour qui la connaissance détruit l'inconnaissance, pour eux la connaissance tel un soleil, illumine la réalité suprême. Tendus vers elle d'un esprit vigilant, s'identifiant à elle, ayant en elle leur fin ultime, ils arrivent à l'état où il n'y a plus de retour [...]. Le Sage, tendu vers la Délivrance, sa fin ultime, est dépris du désir, de la crainte, de la colère ; il est libéré à jamais." (V, 16-17, 27-28).

La quête spirituelle de l'oriental consiste donc à échapper à la roue des réincarnations. Au bout du voyage : le Vide pour le bouddhisme, et la fusion avec le Brahman pour l'hindouisme.

Il peut évidemment sembler étrange qu'une telle perspective ait pu trouver écho en Occident, mais comme nous avons commencé à le voir, pour masquer la lourdeur de cette loi implacable, les porte-parole du mouvement New-Age n'ont pas manqué d'arguments... tous aussi fallacieux que trompeurs.

Revenons donc à leur écoute.


Méditations Nouvel Age

L'individualisme spirituel qui caractérise ces pratiques de méditation présentées par les groupements New-Age, est toujours masqué par un vocabulaire chatoyant, qui enveloppe d'un papier cadeau rutilant ces méditations "unifiantes", censées agir pour le mieux-être de la planète tout entière. Un succédané de charité, passive, édulcorée, et de surcroît pratiquée à distance !

En voici un exemple, avec la "Méditation du Pissenlit" proposée par Daniel Meurois sur son site internet (http://pro.wanadoo.fr/bdvrevue/Pissenlit.html). On y retrouve les incontournables références au passé lointain et inconnu (les "peuples du soleil"), les termes empruntés à l'Orient ("prâna", mot qui désigne dans le monde hindouiste l'ensemble des énergies qui circulent en l'homme), et les formulations habituelles du New-Age ("ouvrez votre âme", "l'écran de votre conscience", "visualisation", "harmonie", etc.) :
"Voici une vieille façon d'agir utilisée autrefois chez les peuples du Soleil. Ce n'est pas une technique mais un moyen d'ouvrir la nouvelle ère du Don. Nous la nommons la Méditation du pissenlit. Elle voyagera à nouveau de poitrine en poitrine.
Voici : asseyez-vous à même le sol et les pieds déchaussés. Lorsque vous serez calme et relaxé, ouvrez votre âme, écoutez le silence et sentez la lumière du prana tourner autour de vous.
Ensuite, commencez à projeter sur l'écran de votre conscience la sphère duveteuse d'un pissenlit prêt à essaimer. Visualisez bien les milles graines dans toute leur perfection et chargez chacune d'elles de toutes les qualité dont la Terre a soif.
Ainsi rayonneront la graine de l'harmonie, celle de la tolérance, de l'amour inconditionnel, de la Paix et de tous les trésors qu'un cœur peut contenir et générer.
Lorsque la sphère duveteuse sera ainsi chargée de ces messages, avec votre "souffle intérieur", éparpillez-les et voyez-les se disséminer à travers les cieux des cent contrées de la Terre et y déverser leur suc..."


Cette émission à distance de "bonnes vibrations", "d'ondes harmonieuses", "d'énergie positive"… remplace ainsi avantageusement pour l'adepte du New-Age l'épuisante charité du christianisme, qui a fait se dévouer depuis des siècles auprès des plus pauvres des St Vincent de Paul, Mère Teresa, curé d'Ars et tant d'autres encore…
"Moi d'abord" : si je vais bien, le monde ira mieux, donc je ne m'occupe que de moi. Voilà ce dont on a convaincu l'adepte, qui ne doit avoir pour seule préoccupation que son bien-être, son évolution spirituelle, son destin. Et plongé dans cet égocentrisme spirituel, le "new-ager" est bien persuadé d'aimer l'humanité entière…

Par ailleurs, notez qu'au cours de cette méditation, c'est le cœur qui génère de lui-même les trésors d'amour qu'il va diffuser autour de lui… L'homme est considéré comme un petit dieu, capable de toutes les merveilles, de toutes les réalisations, de tous les "possibles". Cette auto-déification est une constante nous l'avons dit de la philosophie New-Age. Elle rejoint ici la philosophie hindouiste, qui recherche la fusion du Moi et du Soi, refusant toute idée de dualité (d'altérité), et donc d'un rapport Créateur – créature. C'est la raison pour laquelle il n'est jamais question de Dieu dans les doctrines New-Age, mais tout au plus de la "Divinité", vaste concept indéfinissable, que les différents "gourous" se gardent d'ailleurs bien de préciser davantage…

Egalement empruntée à l'Orient, une affirmation telle que "Ce que vous vivez sur terre, n'est qu'illusion", trouvée sur le site de L'éveil à la conscience (http://net.addr.com/eveil/index.htm) (dont le logo est un magnifique arc-en-ciel…). Sur ce même site, on trouve d'autres citations telles que : "Au sujet de vos croyances : Vous croyez à certaines choses mais des quantités de gens croient complètement autre chose et même le contraire. Les croyances ne sont pas la réalité. Tous ceux qui deviennent conscients découvrent la réalité." Autrement dit, votre foi ne vaut rien, puisque d'autres personnes ont une foi différente de la vôtre…

"Jésus leur dit : « Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif »." (Jean 6, 35)
"« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit a la vie éternelle »." (Jean 6, 47)
"Jésus l'a dit, il l'a clamé : « Qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé. […] Moi, lumière, je suis venu dans le monde pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres »." (Jean 12, 44-46)

On y lit aussi : "La connaissance est pratique, concrète et vécue. La connaissance est l'expérience d'une certaine réalité. La connaissance vécue par l'expérience directe procure la conscience." … Comment ne pas avoir pitié de cet auteur, qui ignore que "l'amour du Christ surpasse toute connaissance" (Ep 3, 18) !

Ce même site propose tout un panel de méditations ("méditation sur l'opulence", "méditation sur la lumière dorée", "méditation avec le symbole de la pyramide"), et de nombreuses méditations suggérées par les "Etres de Lumière"… Particulièrement remarquable est la "Méditation Merkabah", qui permet, après une longue séance de "toucher de doigt" et de respirations cadencées en 7 secondes, de pénétrer dans les "vibrations de la 5° dimension" (la quatrième dimension est complètement dépassée !). mais parvenu à ce degré, "L'Energie est multipliée par mille, mais attention aux pensées, elles sont très puissantes."… Ah, la puissance de la pensée, voilà décidemment un appât bien classique, sous couvert de charabia ésotérico-magique !

Sur le site Shakti (http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/pres.htm), "Revue encyclopédique de spiritualité, élaborée dans le respect de toutes les religions et à la lumière des enseignements ésotériques" (mais typiquement New-Age !), il nous est proposé cette citation de Saï Baba : "Si l'homme désire transformer sa vie intérieure comme extérieure en une vie de splendeur, la méditation est la meilleure discipline spirituelle qu'il puisse adopter." Notez bien : la méditation, pas la prière. Sur ce même site, l'on nous rappelle que méditer, c'est "simplement être, sans activité, sans pensée, sans émotion." (Osho Rajneesh, in "Techniques de méditation"). Et la citation suivante de Benjamin Creme (né en 1922, l'une des références incontournables aujourd'hui du Nouvel Age), précise ce qu'il en est (in "La Transmission, une méditation pour le Nouvel Age") : "La prière dans sa forme ordinaire est l'expression d'une supplication habituellement manifestée par l'intermédiaire du plexus solaire. Dans sa forme la plus élevée, la prière est aspiration ; plus l'aspiration est élevée, plus elle fait appel à l'activité du cœur. La méditation est une méthode visant à faire passer la personnalité sous le contrôle de l'âme. Par la méditation, un pont est édifié entre le cerveau physique et l'âme". La prière, acte d'amour. La méditation, oubli du cœur. Au-delà du jargon ésotérico-new-age de l'auteur, on ne pouvait mieux résumer l'antinomie de la pratique chrétienne et de celle du Nouvel Age !
On retrouve également sur cette page internet de nombreuses allusions au "Traité sur la Magie Blanche" d'Alice Bailey, qui fait également référence dans ce milieu.

Plus instructive sur ce site est la présentation des différentes formes de méditations : "méditation Zen", "Kriya Yoga", "méditation transcendantale", "méditation de transmission", "méditation sur la Lumière", etc..
Notons au passage que le Yoga semble avoir été introduit en France dès les années 1930 par un certain Félix Guyot (1880-1960), qui venait de publier à Londres sous le pseudonyme de C. Kerneiz un ouvrage intitulé "Yoga for the West" (Rieder, London). Il publie à Paris des articles dans la revue "Le Lotus bleu" (organe de liaison de la Société Théosophique), et tient la rubrique astrologique du "Journal de la Femme". C'est à la même époque que Jean Herbert (1897-1980) fait connaître en France les "Maîtres" de l'Hindouisme. Les cours dispensés par Kerneiz rencontrent un grand succès, cours destinés comme il le déclare lui-même dans la préface de son livre "à celui qui, en désaccord fondamental avec son milieu, douloureusement insatisfait de la vie tant dans ce qu'elle lui donne de bon que dans ce qu'elle lui donne de mauvais, a ressenti l'appel de l'Absolu"… L'expression "douloureusement insatisfait de la vie" sera reprise par les marchands de stages, ateliers, conférences et initiations de tout poils, nous le verrons au chapitre "maladie-guérison".

L'on apprend donc sur ce site internet cité plus haut que dans la "Méditation transcendantale", "l'énergie provient d'un Maître de la Hiérarchie, comme Guru Dev par exemple", qu'elle a été introduite en occident par Maharishi Mahesh Yogi, et qu'elle aurait 4 millions d'adeptes dans le monde entier, dont 50.000 en France… On devient pratiquant à la suite d'une cérémonie d'initiation, au cours de laquelle est attribuée "les yeux dans les yeux" un "mantra", qui sera aussi personnel que secret… "Initiation", "secret", voilà les mots choisis pour attirer l'adepte potentiel. Mais pour compléter l'attirail, l'accès aux pouvoirs surnaturels est indispensable : "La méditation peut, selon le niveau du méditant, engendrer des phénomènes "surnaturels" décrits par Patanjali (puissance, omniscience, invisibilité, lévitation...)."

"Vous serez comme des dieux…" (Gn 3,5) !

Dans la "Méditation de transmission" signalée plus haut – "méditation de service tournée vers l'humanité dans son ensemble", "L'énergie est contrôlée par les Maîtres de la Hiérarchie. Elle est disponible dès la récitation de la Grande Invocation... L'essentiel du travail est accompli par les Maîtres." Nous expliciterons cette référence à la "Hiérarchie" un peu plus loin. Qu'est-ce que cette "Grande Invocation" ? Un ersatz de prière, divisé en strophes, où l'on lit des phrases telles que "Du point de Lumière dans la Pensée de Dieu, que la lumière afflue dans la pensée des hommes", "Que le dessein guide le faible vouloir des hommes, le Dessein que les Maîtres connaissent et servent", "Que Lumière, Amour et Puissance restaurent le Plan sur la Terre."… Et Benjamin Creme de conseiller, en récitant la Grande Invocation, "de visualiser le Bouddha pour la 1ère strophe, le Christ pour la seconde et une boule de lumière blanche pour la troisième"… On voit apparaître pour la première fois cette "Invocation" dans "L'état de disciple dans le Nouvel Age" d'Alice Bailey, livre qu'elle a rédigé comme tous les autres sous la dictée d'un "Guide spirituel invisible", Djawhal Kuhl, "grand esprit de la Fraternité Blanche Universelle". Cette invocation y est présentée comme étant appelée à remplacer le "Notre Père"… Le dernier ouvrage qu'Alice Bailey écrit sous la dictée de D.K. se termine par cet appel : "Puissent la lumière, l'amour et le pouvoir briller sur votre chemin, et puissiez-vous, en temps voulu et le plus tôt possible, vous tenir devant l'Initiateur…" "Initiation", "pouvoir" : nous sommes toujours dans ce même schéma d'une ascension forcée, où sous couvert d'amour universel, on amène l'adepte sur ce terrible chemin de l'orgueil spirituel…
Peut-être plus grave encore – mais il semble n'y avoir pas de limite dans ce domaine que nous avons abordé… - est la "Méditation sur la lumière", proposée par Saï Baba. Inutile de détailler le long déroulement de cette méditation. Signalons seulement que le méditant la conclut par cette affirmation, énoncée lentement : "Le Père et Moi sommes un, Je suis un avec Jésus et avec le Père, Je suis Divin, Je suis Celui qui Suis : SO-HAM SO-HAM SO-HAM, JE-SUS JE-SUS JE-SUS." Est-il nécessaire de rappeler que "Je suis celui qui suis" est la traduction (si tant est que cette traduction soit possible…) des quatre lettres hébraïques du Tétragramme sacré, du Nom imprononçable de Dieu, qu'entendit Moïse sur le Mont Sinaï ?
Nous reparlerons de Saï Baba un peu plus loin.

"Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis qu'airain qui sonne et cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien…" (1 Cor 13, 1-3)

Signalons encore le "site de Jésus-Christ" (http://www.lechrist.net/siteFRF/sitechristFR.htm), site "purement divin", qui "vous propose de vivre un moment énergétique privilégié avec celui qui 2000 ans après fait encore parler de lui tellement son passage a marqué les humains". Sur ce site est proposée une méditation mensuelle, "face à l'est, séance vibratoire de 20 mn maximum. Ne manquez pas de rendre Grâces à la Divinité pour ce moment Divin". Le texte de la méditation est court, tel celui-ci : "Merci Christ de m'avoir libéré de toutes mes illusions", texte sous lequel est précisé que "L'année 2002 correspond à l'année chinoise, Cheval Eau, l'année la plus prospère de l'astrologie chinoise. Cette année Cheval Eau ne revient que chaque 59 ans." A noter que l'on retrouve ces même phrases sur le site internet (http://www.eileen-caddy.net/francais/) d'Eileen Caddy (voir plus loin), dont celui-ci dépend directement… Avec une adresse internet qui mentionne explicitement le Christ (lechrist.net), le piège est plus grand encore…

Quelques sites s'annonçant comme "catholiques" n'échappent pas à cette tentation du syncrétisme, et aux pièges tendus par la vague du Nouvel Age. Témoin ce site (http://perso.wanadoo.fr/famille.delaye/Textes/fenetre_ouverte.htm) où l'on trouve après des pages d'Evangile, des Psaumes et des citations de saint Jean de la Croix, d'autres textes bien loin du catholicisme, parmi lesquels "Bouddha vivant, Christ vivant" de Thich Nhat Hanh ("le bouddhisme n'est fait que d'éléments non-bouddhiques, dont les éléments chrétiens, et le christianisme est fait d'éléments non-chrétiens, dont des éléments bouddhistes""Quand nous sommes calmes, quand nous regardons profondément en touchant la source de notre vraie sagesse, nous touchons le Bouddha vivant et le Christ vivant en nous-mêmes et en chaque personne que nous rencontrons"…), quelques "logions" de l'Evangile apocryphe de Thomas, ou encore ce texte de Krishnamurti (1895-1986) dont nous reparlerons plus loin, concernant précisément la méditation : "Ecoutez le mouvement de vos pensées ; ne les contrôlez pas, ne les façonnez pas, ne dites pas : "Celle-ci est bonne, celle-là est mauvaise." Mais accompagnez-en le mouvement. C'est cela, la conscience dénuée de tout choix, de toute condamnation, comparaison ou interprétation, et qui n'est qu'observation. Voilà qui rend l'esprit hautement sensitif." Nous sommes là dans une autre constante du New-Age : si le Bien et le Mal sont reconnus dans l'Absolu, ils n'ont aucune existence sur le plan relatif. Voilà qui explicite un peu mieux encore le succès rencontré par cette philosophie du Nouvel Age… Mais à qui peut profiter cette suppression de la distinction entre le bien et le mal, sinon au maître du Mal lui-même…?

"Les exercices corporels, eux, ne servent pas à grand-chose : la piété au contraire est utile à tout, car elle a la promesse de la vie, de la vie présente comme de la vie future." (1 Tim 4, 8)

Il y a, c'est exact, bien des étapes, des degrés, sur le chemin de l'amour. Mais nul besoin d'initiation pour les parcourir : ce cheminement – qui est aussi un "dépouillement" - s'accomplit au fur et à mesure de notre abandon confiant entre les mains du Père, sur les pas de Jésus-Christ sur le chemin de la Croix. Ce n'est pas la connaissance qui fait grandir, c'est l'Amour !
"Si tu es unifié, tu seras unifiant ; si tu es pacifié, tu seras pacifiant.
Aime-toi humblement et fièrement de l'amour dont Dieu t'aime,
et à partir de là, aime ton prochain comme toi-même.
Aime-toi jusqu'à l'oubli de toi.
Il y a l'amour qui reçoit, l'amour qui partage, l'amour qui donne, l'amour qui se donne, et enfin l'amour qui s'immole. Dieu t'attend jusque là." (Frère Pierre Marie, Supérieur des Fraternités monastiques de Jérusalem, in "Le Livre de Vie").

"Qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera" (Mat 10, 39 & 16, 25 – Marc 8, 35 – Luc 9, 24 & 17, 33).
"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis" (Jean 15, 13).

Il est également important de bien noter la différence entre l'extase et l'enstase, telle que les définissait très bien Mircea Eliade : dans l'extase, le mystique est "ravi" hors de lui-même vers le Bien-Aimé. Dans l'enstase, l'adepte rentre complètement en lui-même, pour atteindre l'expérience impersonnelle du pur acte d'exister. L'extase appartient à la mystique chrétienne, l'enstase est spécifiquement "new-age".

"Apprends à rechercher toutes les réponses en toi" lit-on dans "La petite voix" d'Eileen Caddy (titre original : "Opening Doors Within"). "Eileen Caddy est une référence pour tous ceux qui veulent accéder à une nouvelle conscience" lit-on sur la page d'accueil de son site internet. On y trouve surtout une véritable invitation à rejoindre le Nouvel Age : "Un nouveau concept est comme une graine plantée dans la chaleur de ta maison. La graine ne peut être retirée directement de cette atmosphère tant qu'elle n'est pas assez forte pour être plantée là où elle doit résister aux éléments extérieurs. Il en est de même avec un nouveau concept: il ne peut être sorti comme un lapin d'un chapeau par un prestidigitateur. Lui donner substance et forme prend du temps. Il doit être testé sur un petit nombre avant de pouvoir être donné à tous. Cela demande un grand amour et une grande patience; cela demande de la consécration et du dévouement. Ce processus est ce qui se passe en ce moment avec le Nouvel Age. C'est tout neuf. Beaucoup de nouvelles idées et de nouveaux concepts sont en train de naître, et chacun doit être testé, compris, aimé et chéri. Si tu es un pionnier du Nouvel Age, tu dois être prêt à aller de l'avant sans peur et être prêt à essayer le plus neuf du neuf." Tout tenter, et ne rien craindre dans le domaine de l'expérimentation… Voilà la porte ouverte à tous les dangers, sous couvert de "dévouement" à la cause de l'ère nouvelle. A qui profite le crime ?

De même Paolo Coelho invite-t-il son lecteur à suivre sa "légende personnelle" dans "L'Alchimiste" (1994), livre vendu à près de 10 millions d'exemplaires et traduit en trente-quatre langues... Vous noterez au passage que la première scène de ce livre se déroule devant une petite église en ruine, image bien révélatrice de la pensée de l'auteur : "Le toit s'était écroulé depuis longtemps et un énorme sycomore avait grandi à l'emplacement où se trouvait autrefois la sacristie…" Et un peu plus loin il ajoute : "Il avait étudié la théologie, mais connaître le monde, c'était là quelque chose de bien plus important que de connaître Dieu ou les péchés des hommes." Voilà l'intention clairement posée ! Revenons à la "Légende personnelle" : "Le jeune homme ne savait pas ce que voulait dire "Légende Personnelle". "C'est ce que tu as toujours souhaité faire. Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende Personnelle. A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible, et l'on n'a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu'on aimerait faire de sa vie. Cependant, à mesure que le temps s'écoule, une force mystérieuse commence à essayer de prouver qu'il est impossible de réaliser sa Légende Personnelle. […] Il y a une grande vérité en ce monde : qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c'est que ce désir est né dans l'âme de l'Univers. C'est ta mission sur la Terre.[…]. Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout n'est qu'une seule chose. Et quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir..." Voilà le seul chemin offert à l'homme : assouvir ses désirs… Tel est le condensé de ce message qui a fait le tour du monde… terrifiant ! "Relâche-toi et laisse-Moi prendre les rênes. Pourquoi ne pas jouir de la vie ?" insiste la "Petite Voix" d'Eileen Caddy. Comment résister à une philosophie aussi permissive, qui prône la jouissance passive et l'autosatisfaction ? L'hédonisme reste sous-jacent dans bien des aspects de la philosophie Nouvel-Age : priorité accordée au plaisir et à la liberté sans frein, au mépris de toute morale, naturelle ou chrétienne. Et tandis que les médias se pâment d'admiration devant ces livres, l'on s'étonne de voir la jeunesse braver toute forme d'autorité et réclamer toujours plus de liberté et moins de contraintes…
On pourra lire avec intérêt sur ce sujet "Hédonisme ou Christianisme ?" de Maurice Caillet, médecin, chirurgien, et ancien franc-maçon, qui a vécu à 50 ans un retournement "inattendu" de sa vie en découvrant le message libérateur de l'Evangile…

Sainte Thérèse de Lisieux disait de la prière qu'elle est un "dialogue d'amour avec Dieu", et le Padre Pio "un cœur à cœur avec Dieu". Est-il besoin de techniques pour apprendre à aimer ?

Maîtres invisibles
&
Royaumes secrets

C'est le baron von Hund, fondateur de la Stricte Observance Templière, qui invente en 1756 les Supérieurs Inconnus : ce sont des sages tout-puissants auxquels sa société est censée obéir. Cette notion de hiérarchie occulte va dès lors se propager rapidement, offrant à toutes les doctrines personnelles une légitimité "supérieure" et une portée universelle.

On les retrouve ainsi à la fondation de la Société de Théosophie aux USA en 1875, Société fondée nous l'avons vu par Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891) et le colonel Henry Steel Olcott (1832-1907). Dans son premier ouvrage ("Isis dévoilée"), H.P. Blavatsky fait état de communications transmises par des êtres mystérieux, gardiens des vérités oubliées, ces fameux Supérieurs Inconnus. Dans son deuxième ouvrage ("La Doctrine Secrète"), emprunté cette fois aux littératures hindouistes et bouddhiques, les Supérieurs Inconnus sont remplacés par les Maîtres Invisibles, vivant dans un sanctuaire sacré de l'Himalaya : le royaume de Shamballa (Il s'agit en fait dans la tradition bouddhiste de la terre mystérieuse des Bouddhas).

Ce royaume de Shamballa sera exploré et détaillé par Alice Bailey (1880-1949). Très marquée par la théorie des Maîtres Invisibles, elle affirme être en contact avec l'un d'entre eux, Djawahl Khul, qui lui dictera par télépathie pas moins de 18 ouvrages, qui font toujours référence dans de nombreux groupes New-Age. Elle écrit en septembre 1939 ces lignes pour le moins inquiétantes (La situation générale sur terre, in "L'Extériorisation de la Hiérarchie") : "La force de Shamballa est active chez tous, car elle produit la fédération et la synthèse (…). Les hommes qui inspirèrent et commencèrent la révolution française ; le grand conquérant, Napoléon ; Bismarck, le créateur d'une nation ; Mussolini, qui a régénéré son peuple ; Hitler, qui a porté sur ses épaules un peuple en détresse ; Lénine, l'idéaliste ; Staline et Franco, sont tous des expressions de la force de Shamballa et de certaines énergies peu comprises. Ils ont opéré des changements significatifs à leur époque et pour leur génération, ils ont modifié la face de l'Europe et, par contrecoup, affecté l'Asie ainsi que les attitudes conditionnant la vie et la ligne de conduite politique de l'Amérique." Elle se trouvera bien obligée de changer radicalement d'avis moins d'un an plus tard…

Louis Jacoliot (1806-1890), contemporain de Blavatsky, parle semble-t-il le premier du palais secret des Brahmâtmâ, chef suprême de tous les initiés : l'Agarttha (traduction d'un terme du bouddhisme : mahayânâ).

Saint-Yves d'Alveydre (1842-1909) reprend cette idée et dévoile à son tour dans un ouvrage publié après sa mort (en 1910 : "Mission de l'Inde en Europe" – le titre est tout un programme !) l'existence d'une cité souterraine appelée l'Agarttha, siège du "Souverain Pontife", "support des âmes dans l'Esprit de Dieu". Il est évident qu'excepté les plus hauts initiés, personne n'a jamais vu face à face le Souverain Pontife de l'Agarttha… "Pourtant, dans certaines cérémonies bien connues, à Jaggernat, par exemple, il apparaît aux yeux de tous dans Ses splendides vêtements. Monté sur son éléphant blanc, il ruisselle, depuis sa tiare jusqu'à Ses pieds, d'une lumière éblouissante qui aveugle tout regard, dans les scintillements semblables qui L'entourent. Mais il est impossible de distinguer Ses traits parmi ceux des autres pontifes, car une frange de diamants réfléchissant tous les feux du Soleil voile Son visage d'un flamboiement." L'Agarttha, ce lieu aussi sacré que secret est "indépendant, synarchiquement organisé et composé d'une population s'élevant à un chiffre près de vingt millions d'âmes. (…) Autour du territoire sacré et de sa populations si considérable déjà, s'étend une confédération synarque de peuple, dont le total s'élève à plus de quarante millions d'âmes. (…) L'Agarttha tout entière est une image fidèle du Verbe éternel à travers toute la Création. (…) Les bibliothèques qui renferment le véritable corps de tous les arts et de toutes les sciences antiques depuis cinq cent cinquante-six siècles, sont inaccessibles à tout regard profane et à tout attentat. (...) Seul, le Souverain Pontife de l'Agarttha avec ses principaux assesseurs, (...) rassemble tout entier dans sa totale connaissance, dans sa suprême initiation, le caractère sacré de cette bibliothèque planétaire."

"Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux." (Mat 5, 3)

L'information est reprise par Ferdinand Ossendowski (1876-1944) dans son livre "Bêtes, Hommes et Dieux", publié en 1924. On y découvre de nouvelles descriptions : "La capitale d'Agharti est entourée de villes où habitent des grands prêtres et des savants. Elle rappelle Lhassa où le palais de Dalaï-Lama, le Potala, se trouve au sommet d'une montagne recouverte de temples et de monastères. Le trône du Roi du Monde est entouré de deux millions de dieux incarnés. Ce sont les saints panditas. Le palais lui-même est entouré des palais des Goiros qui possèdent toutes les forces visibles et invisibles de la terre, de l'enfer et du ciel et qui peuvent tout faire pour la vie et la mort des hommes. Si notre folle humanité ne met pas un terme à ses guerres, ils sont capables de transformer la surface de la Terre en un vaste désert. Ils peuvent assécher une mer, faire d'un continent un océan, réduire une montagne à sa plus simple expression. Un mot, un signe, un commandement, et les arbres, les herbes, les buissons se mettent à pousser, des hommes vieux et faibles redeviennent jeunes et vigoureux, les morts ressuscitent. Dans d'étranges véhicules, inconnus de nous, ils franchissent à des vitesses incroyables les tunnels souterrains qui séparent une ville d'une autre. (…) Il n'est pas juste que le bouddhisme et notre religion jaune le cachent. La reconnaissance de l'existence du plus saint et du plus puissant des hommes, du royaume bienheureux, du grand temple de la science sacrée est une telle consolation pour nos cœurs de pécheurs et nos vies corrompues que le cacher à l'humanité serait un péché."

"Où étais-tu quand je fondai la terre ?
Parle, si ton savoir est éclairé…
As-tu, une fois dans ta vie, commandé au matin ?
Assigné à l'aurore son poste,
Pour qu'elle saisisse la terre par les bords
Et en secoue les méchants ?…
Les portes de la Mort te furent-elles montrées,
As-tu vu les portiers du pays de l'Ombre ?…
Connais-tu les lois des Cieux,
Appliques-tu leur charte sur la terre ?…
Le censeur de Dieu va-t-il répondre ?"
(Job 38 à 40)

"Ne le sais-tu pas ? Ne l'as-tu pas entendu dire ?
YHWH est un Dieu éternel,
créateur des extrémités de la terre.
Il ne se fatigue ni ne se lasse,
insondable est son intelligence."
(Isaïe 40.28)

"Le Seigneur seul sera proclamé juste.
A personne il n'a donné le pouvoir d'annoncer ses oeuvres
et qui découvrira ses merveilles ?
Qui pourra mesurer la puissance de sa majesté
et qui pourra en outre raconter ses miséricordes ?
On n'y peut rien retrancher et rien ajouter,
et l'on ne peut découvrir les merveilles du Seigneur.
Quand un homme a fini, c'est alors qu'il commence,
et quand il s'arrête, il est tout déconcerté."
(Ecclésiastique 18.1-7)

René Guénon (1886-1951) reprendra à son tour cette thèse, après avoir rencontré à plusieurs reprises Ossendowski, thèse qu'il développera en 1927 dans un ouvrage ayant précisément pour titre "Le Roi du monde". Ce Roi est doté d'un pouvoir tout à la fois sacerdotal et royal : "Le "Roi du Monde" doit avoir une fonction essentiellement ordonnatrice et régulatrice (...) fonction pouvant se résumer dans un mot comme celui d'"équilibre" ou d'"harmonie", ce que rend précisément en sanscrit le terme Dharma : ce que nous entendons par là, c'est le reflet, dans le monde manifesté, de l'immutabilité du Principe suprême." Pour faire le lien avec les traditions issues des textes bibliques, René Guénon ajoute : "Le nom de Melchissédec, ou plus exactement Melki-Tsedeq, n'est pas autre chose que le nom sous lequel la fonction même du "Roi du Monde" se trouve expressément désignée dans la tradition judéo-chrétienne." Mais ne nous y trompons pas, Melchisédech n'est que de seconde importance, parce que rattaché à une tradition secondaire, et non à la Tradition primordiale : "Le titre de "Roi du monde", pris dans son acception la plus élevée, la plus complète et en même temps la plus rigoureuse, s'applique proprement à Manu, le Législateur primordial et universel." Celui-ci règne sur la Tradition primordiale pendant toute la durée de ses différents cycles. Pour René Guénon, le Roi du Monde est donc essentiellement un principe : "L'Intelligence cosmique qui réfléchit la Lumière spirituelle pure et formule la Loi propre aux conditions de notre monde ou de notre cycle d'existence"

"« Qui donc est le plus grand dans le Royaume des Cieux ? » Il appela à lui un petit enfant, le plaça au milieu d'eux et dit : « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez pas à l'état des enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Qui donc se fait petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux. »." (Mat 18, 1-4)

Nicolas Roerich (1874-1947) mène à son tour une longue expédition en Asie Centrale en 1928. Il séjourne alors plusieurs mois dans la chaîne de l'Himalaya, et part un jour tout seul sur un poney à la recherche d'un point du Tibet du Nord où il pense découvrir tout à la fois l'entrée de l'Agarttha et le Royaume de Shamballa. Quand il reparaît plusieurs jours plus tard, les Ladakhis de son escorte se prosternent à ses pieds, pensant que seul un dieu pouvait revenir vivant de l'endroit où il s'est rendu… Voir à ce sujet le site internet "Les Portes de l'Ere Nouvelle" (http://erenouvelle.free.fr/index.php3?page=DOSSAGARROER). Roerich relate son voyage dans un livre ("Shamballa"). Il aurait ainsi déclaré à son retour : "Les étoiles manifestent une évolution nouvelle. A nouveau, le Feu Cosmique se rapproche de la Terre. A nouveau, l'humanité sera soumise à l'épreuve. Mais comme la Lumière dévore l'obscurité, ainsi les œuvres du Malin seront consumées et détruites. Et le Maître Radieux de la Nouvelle Ere manifestera à tous Sa splendeur."

Daniel Meurois et Anne Givaudan, qui pratiquent la technique du "voyage astral", proposent également une exploration de Shamballa dans Le Voyage à "Shambhalla" (notez le "h" supplémentaire, sans doute pour un surcroît de mystère), "pour ceux qui s'intéressent au travail effectué par les Maîtres de Sagesse qui oeuvrent au bon déroulement de la libre circulation des énergies divines sur notre planète, et qui tâchent de guider l'humanité vers un retour à la Source." Tout un programme…

Les livres sur ce sujet ne manquent d'ailleurs pas, c'est ce que l'on appelle un titre "porteur" :
Voici quelques exemples de ces ouvrages (que nous vous dissuadons vivement, comme toutes les autres références de ce dossier, d'acquérir !), avec les commentaires des éditeurs ou des auteurs :

"Shambhala, Oasis de Lumière d'Andrew Tomas" (Ed. Le Hierarch, Ed. Robert Laffont - coll. "Les Enigmes de l'Univers", 1976, et Ed. A. Brêthe). Au sommaire : description de rencontres avec des Maîtres ascensionnés et avec des adeptes en Orient, visite à une âme désincarnée dans l'Au-delà accompagné de Jésus (décors imaginaires et réalité), activités spéciales sur le plan physique de la Terre, etc. On y apprend par exemple que : "Les archives du Vatican renferment un nombre considérable de rapports précis de missionnaires catholiques des derniers cent cinquante ans sur les mystérieuses députations qu'envoyaient les empereurs de Chine aux Esprits des Montagnes. Ces êtres résidant dans le Nan Chan ou Monts Kun-Lun, étaient habituellement décrits revêtus de corps solides visibles qui, cependant, n'avaient ni chair ni sang. Etait-ce des surhommes dans une enveloppe humaine artificiellement obtenue d'une matière atomique cristallisée, les soi-disant dieux nés de l'esprit ? Les écrits indiens parlent du pouvoir dont jouissaient les corps divins de devenir plus lourds et plus denses, plus légers et plus éthérés."

"Le Soleil de Shamballa et l'Ecole de Vie Divine du Maître de Saint-Jean" d'Olivier Martin. Au sommaire : le Maître de Shamballa, la hiérarchie du Christ, l'instructeur du monde, l'initiation essénienne et le Saint-Graal, l'école de Melchisédek et la tradition cosmique, la fraternité cathare, le Maitreya bouddha, le renouvellement de l'âme du monde, le chemin vers Shamballa, les sept degrés vers l'illumination, la science des Trismégistes, etc.. "Pour ceux qui veulent vivre dans la lumière et communiquer avec le rayonnement de Shamballa, toutes les méthodes sont données dans ce livre. La plus haute initiation solaire y est décrite et l'enseignement du centre initiatique qui guide les initiés de la planète y est transmis."

"La Fraternité de Shamballa" de Jan Van Rijckenborgh et Catharose de Petri (Ed. Rose+Croix d'Or, Ed. Septenaire). "Comment ouvrir les sept passages secrets vers Shamballa ? Ni exercice, ni voyage astral, ni technique occulte ne pourront jamais faire découvrir ces passages qui mènent, dans le cerveau humain, vers la merveilleuse pinéale, le siège de la conscience universelle. Pénétrer dans Shamballa, c'est réorienter totalement le mystérieux sanctuaire de la tête vers le Grand But, la véritable royauté de l'homme, pour rétablir, à l'aide de la septuple lumière qui provient du cœur, la liaison avec les sept aspects de la «Terre Sainte», son domaine de vie originel."

"Disciple et Shamballa" de Raymund Andrea (Diffusions Rosicruciennes*). "Shamballa est un centre d'énergies suprahumaines. C'est aussi le lieu d'où émane l'orientation et l'évolution de l'humanité. Un ouvrage authentique qui aidera le disciple déjà avancé sur le Sentier à se préparer à participer à l'œuvre de Shamballa. Cet ouvrage est aussi une source de réflexion sur l'importance de la volonté spirituelle dans la quête initiatique."

"Shamballa" de Jean-Claude Genel (Ed. des 3 Monts, Ed. Telesma). Au sommaire : La trame divine de l'histoire humaine - Connais-toi toi-même - Et tu connaîtras les Shamballas de l'Univers - De Jésus au Christ, les Initiations de l'Humanité... "L'auteur nous offre ici une réflexion d'une rare qualité sur ce que représente Shamballa. Il pose les questions essentielles qui nous permettent de saisir l'aspect spirituel de l'histoire humaine - de Moïse à Bouddha, de Jésus à Maitreya. Les temps troublés que nous traversons semblent nous inviter à enfin concrétiser notre réalité mystique dans le quotidien. Ce livre serait-il le mode d'emploi pour y parvenir ? Peu d'ouvrages ont parlé avec tant de justesse et d'originalité de Shamballa."

Citons encore :
"Shamballa, la Voie Sacrée du Guerrier" de Chögyam Trungpa, "Des Mondes souterrains au Roi du Monde" de Serge Hutin, "La Vie des Maîtres" de Baird T. Spalding, "Le Secret de Shamballa" de James Redfield, etc., etc., etc. !

Rien de plus "in" désormais que de proposer par exemple des stages de "Thérapie Multidimensionnelle Shamballa". Ne riez pas, ça existe : c'est ce que vous apprendrez sur le site du "Shamballa Multidimensionnel de Saint Germain" (http://conscience.33.free.fr/shamballa.htm), où l'on vous dit tout de l'initiation aux "4 niveaux de la Maîtrise en Reiki de Shamballa", les Maîtres de Sagesse et "l'immortel" comte de Saint Germain ayant "demandé à Hari Das Melchizedek de réintroduire le Reiki originel de Shamballa". Ils souhaitaient, ces bons Maîtres, "offrir, au travers des initiations à Shamballa, une ouverture simple et profonde à l'Energie"… Bien joué, c'est aussi une ouverture simple et profonde du porte-feuille des pauvres âmes qui ne manqueront pas de répondre à l'appel… Mais pourquoi y répondre vous demandez-vous ? Parce qu'ainsi, "vous pourrez vous reconnecter avec Votre Soi, avec Votre Réalité Supérieure et travailler à tous les niveaux de votre Etre pour les intégrer sur ce plan, dans la vie de tous les jours. Bien au-delà d'une technique, Shamballa est une Conscience pour vous inviter à redécouvrir le Maître que vous êtes." Et le tour est joué, nous sommes de retour à la base de la philosophie New-Age : vous êtes un Maître en puissance, vous n'avez donc plus besoin de Dieu….

Aujourd'h

samedi 08 mars 2008, a 21:18
Suite du texte sur le NOUVEL ÂGE
 

Aujourd'hui, de nombreux messages délivrés sur internet s'appuient sur les écrits de H.P. Blavatski et de René Guénon.

Parmi ceux-ci, notons les messages "transmis" par El Morya, ce membre de la Grande Fraternité Blanche dont nous avons déjà parlé. Voir par exemple les pages internet suivantes : El Morya 1 (http://spiritoile.com/canalisations/christophe/elmorya1.html), El Morya 2 (http://spiritoile.com/canalisations/christophe/elmorya2.html), El Morya 3 (http://net.addr.com/eveil/messagemorya.htm), El Morya 4 (http://french.tsl.org/enseignements/maitres/el_morya/elmokhanf.html)...

Dans la hiérarchie de cette organisation, El Morya est le "Seigneur (Chohan) du Premier Rayon de la Volonté de Dieu" et "Chef du Conseil de Darjeeling". Successivement Abraham, Melchior (l'un des trois mages), le roi Arthur, Thomas Becket, Thomas More, Akbar (empereur mongol), Thomas Moore (le poète irlandais), et enfin El Morya Khan au gré de ses "réincarnations", El Morya a été à l'origine de la fondation de la Société Théosophique. Avec un tel patronage, on comprend mieux la personnalité de H.P. Blavatsky… Il transmis à sa "messagère" Elizabeth Clare Prophet les enseignements du "Christ Universel" pour l'Ere du Verseau, que celle-ci consigna dans un livre qui a pour titre "Le Chela et le Sentier". Au sujet de Shamballa, El Morya nous apprend donc que le Roi du Monde incarne l'énergie de Shamballa : il serait l'Etre le plus puissant de la Terre, car "tout en résidant dans l'Agarttha, au centre de notre planète, il vit et respire en même temps dans le Cœur du Soleil." C'est lui qui, à la fin du Kali Yuga, doit ouvrir à l'humanité le grand Livre de la Connaissance, qui contient toutes les archives de notre passé aussi bien que de notre futur. Il contrôle cette substance que les Initiés nomment "l'énergie du Ka" et qui provient de notre Soleil central, siège de l'Intelligence multidimensionnelle, et il en assure la redistribution à l'humanité… Tout un programme !

A côté des Maîtres Ascensionnés de la Fraternité Blanche Universelle, on trouve les Frères de la Lumière, membres de la Grande Loge Blanche. Organisation concurrente ? C'est en tous cas une organisation parfaitement structurée, comme nous l'apprend cette page du site "Magie et Evolution Divines" (http://www.urgaya.net/) : "Les Frères de la Lumière constituent une Organisation Mystique à laquelle adhèrent les plus Grands Initiés de notre Système Planétaire. Ils forment une Société comportant des grades hiérarchiques correspondant chacun au degré de perfection de ses Membres. A leur tête se trouve le Premier Initié qui a rang de Mahatma. Celui-ci représente l'Ordre Divin et est Gardien de tous les mystères. Il est appelé, dans la Hiérarchie, "Urgaya", l'Homme sage de la Montagne ou encore le "Vieux Maître". Il a été le premier Initié depuis l'origine des temps mais il ne s'incarne que très rarement… Douze Adeptes sont subordonnés au Vieux Maître. Ils ont atteint la perfection spirituelle la plus élevée et se chargent également des tâches les plus difficiles… Urgaya et les Douze Adeptes forment "le Conseil de l'Ancien" et se rencontrent régulièrement, à certaines périodes ou lorsque d'importantes décisions concernant l'Humanité doivent être prises. Ces Douze Adeptes contrôlent Soixante Douze Sages ou "Illuminés" auxquels sont subordonnés Trois Cent Soixante Maîtres… Le siège de la Grande Loge Blanche n'est pas visible aux yeux humains ; son siège est sur un plan subtil donc invisible pour nous." Que l'on me pardonne, mais il faut tout de même avoir une sérieuse dose de naïveté pour prendre au sérieux une telle description… Est-elle là pour rassurer les futurs adeptes, sur ce mouvement qui paraît bien flou au premier abord ? Cette hiérarchisation des "Supérieurs" est-elle destinée à accréditer le sérieux des affirmations présentes sur ce site ? Il est vrai que depuis la trilogie de la "Guerre des Etoiles", tout cela doit sembler presque banal…

Le site "Messages des Etres de Lumières" (http://perso.wanadoo.fr/ciel-a-la-terre/index0.html) ouvre largement ses pages à ces "Hiérarchies Supérieures", quoique – comme nous l'explique un "Messager" sur ce site, ce terme ne soit pas approprié : "Hiérarchies Supérieures n'est qu'un terme que notre canal emploie pour faciliter certaines compréhensions. Nous n'avons pas voulu encombrer vos esprits avec les plans (comme d'autres êtres sur terre vous l'ont enseigné) ; cela n'a aucune importance pour le travail que nous attendons de vous et pour le message que nous voulons faire passer. Lorsque nous parlons de Hiérarchies Supérieures, c'est simplement dans le sens de vos frères supérieurs, mais supérieurs en évolution, supérieurs en Amour, en conscience." L'un de ces "Messagers" rappelle par exemple l'une de leur fonction : "Nous habitons le vrai royaume de ce monde. Nous sommes la réalité de ce monde, nous n'avons pas besoin de parler comme vous car nos esprits sont suffisamment purs pour pouvoir communiquer les uns avec les autres. C'est cela que vous devrez apprendre à faire demain : à purifier suffisamment vos pensées afin que vous puissiez communiquer autrement que par la parole." Et tant pis pour les opérateurs téléphoniques !
Plus sérieusement, on y exploite cette attirance pour la "puissance" et les "pouvoirs". Par exemple, à la question "Pouvez-vous nous dire ce que sont les Cathédrales de Lumière et l'Ecole des Guides de Lumière ?", il est répondu : "Il existe, dans des sphères de haute réalisation, dans ce que vous pourriez appeler la sixième ou la septième dimension, des points de jonction d'une puissance extraordinaire. Certains êtres, même du plan de la Terre, sont conduits dans ces lieux pour leur permettre un enseignement beaucoup plus puissant, pour leur permettre d'acquérir des énergies considérables. Ceux qui sont conduits dans ces lieux, sont souvent des êtres qui se sont incarnés volontairement sur ce monde pour aider leurs frères ou qui sont vraiment en fin de cycle d'humanité terrestre. Dans ces lieux, il y a des êtres d'une force et d'une puissance énorme." Sous-entendu, travaillez avec soin comme nous vous le suggérons ici, et vous aurez accès vous aussi à cette puissance…

"« Ma grâce te suffit : car la puissance se déploie dans la faiblesse. » C'est donc de grand cœur que je me glorifierai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ… Car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort." (2 Co 12, 9-10)

Citons également le "Site de l'Elite de la Nouvelle Ere" (http://medecinenewage.ifrance.com/medecinenewage/actualites1.htm) où l'on peut lire les lignes suivantes :
"Nous sommes à la périphérie d'un cercle, mais le secret se tient au centre et sait. Le centre est-il occupé, comme le prétendent les Gnostiques Alexandrins, par Melki-Tsedeq qualifié de "Grand receveur de la lumière éternelle" ? La lumière intelligible viendrait ainsi par un rayon directement émané du Principe, pour être réfléchie dans le monde.
Remarquons que durant les périodes de renouvellement, le monde retourne à l'origine, s'y régénère et s'y reconstruit. C'est pourquoi le roi considéré comme étant un père du peuple, inaugure et impulse tout nouveau cycle. L'espace est reconstitué, le temps reprend son cours, la lune et le soleil retrouvent leurs routes et poursuivent correctement leur marche : la vertu royale a été restaurée en force.
Il y a expulsion du monde ancien, déséquilibré, donc funeste, puis régénération du temps et de l'espace. Une nouvelle vertu va rayonner. Elle évacue hors du temps et de l'espace, l'ordre ancien, périmé et déchu. Elle proclame et installe l'ordre neuf dans tous les quartiers de l'univers. A la fin du cycle, 12 soleils apparaissent simultanément, rentrant dans l'unité essentielle et primordiale de leur nature commune. Le centre spirituel a la forme circulaire liée au cycle Zodiacal par 12 rayons de lumière.
Si le soleil figure le Christ, les 12 rayons sont les 12 Apôtres (les rayons sont envoyés par le soleil.
Agarttha est le centre qui a recueilli l'héritage de l'antique "dynastie solaire".
Le chef suprême de l'Agarttha est un souverain pontife, qui unit la force et la sagesse ; celui qui remplit la fonction de médiateur, établissant la communication entre ce monde et les mondes supérieurs. Il incarne l'union de deux pouvoirs sacerdotal et royal. Le Roi du monde est en rapport, selon M.Ossendowski, avec les pensées de tous ceux qui dirigent la destinée de l'humanité. Il connaît leurs intentions et leurs idées. Si elles plaisent à Dieu, le Roi du monde les favorisera de son aide invisible ; si elles déplaisent à Dieu, le Roi provoquera leur échec. Ce pouvoir est donné à Agarttha par la Science mystérieuse d'OM.
Le roi est fautif, à lui de rétablir l'ordre. Il frappe lui-même le grand tambour ; il met tout son monde en bataille, tous les vassaux de quatre coins cardinaux forment le carré jusqu'à ce que la Vertu royale soit restaurée en force…
Le plus impitoyable combat que mène le "Mensonge" est contre la royauté et le sacerdoce. En effet, le renversement de la royauté entraîne la destruction des hommes et de l'ordre traditionnel. Ce combat réunit dans une même orientation le monde visible et invisible, le macrocosme et le microcosme. Le roi qui durant son règne mène à bien cette lutte difficile et périlleuse ne fait qu'un avec le Souverain Céleste.
Nous terminerons cette présentation des caractéristiques de la nouvelle élite du monde en observant que le Congolais qui s'est identifié au "Cavalier qui monte le Cheval de l'Apocalypse" et s'appelle Ebale Mbonge a créé un sacerdoce qui manipule des "puissances" de guérison spirituelle ayant certaines similitudes avec celles attribuées au Roi du monde par M. Ossendowski.
Ces puissances de "parapsychologie appliquée" dont ledit Cavalier qui monte le Cheval Blanc est le seul dépositaire, ont elles-mêmes été obtenues par lui en un lieu qui s'appelle Bikoro (dans la Province de Mbandaka en République Démocratique du Congo ex-Zaïre au bord du Lac Ntomba), endroit qu'il a présenté à son sacerdoce et au monde comme le Centre de l'Univers.
Bikoro est-il le vrai nom d'Agarttha ?"


Sur le site "Emeraude" (http://www.chez.com/emeraude2/), déjà cité, on nous explique que "Un Maître Ascensionné est une âme incarnée qui, à la suite de nombreuses incarnations, a réussie à se connecter à sa Divinité et à redevenir souveraine. En réalisant son Ascension, l'âme se sort du cycle des réincarnations sur ce plan de la troisième dimension, pour poursuivre son évolution en des niveaux de compréhension beaucoup plus élevés : exemple : Le Christ, Bouddha, Confucius, les Saints, les Prophètes etc.. Aujourd'hui en ce moment crucial pour l'humanité, il est possible de réaliser l'Ascension pour tout être qui part à la découverte de son Soi-Supérieur." Ce site présente même des illustrations de ces "Maîtres Ascensionnés", réalisées par des artistes médiums…On y retrouve donc Jésus (que de nombreux "Travailleurs de la Lumière" appellent par son nom énergétique : "Sananda", ou "Jésus-Sananda", puisque Jésus n'était que le nom de l'une de ses incarnations terrestres…), et Marie ("Maître Ascensionné relié au Temple de la Résurrection au royaume éthérique d'Israël/Palestine"), ces deux références indispensables au christianisme, mais aussi l'incontournable comte de Saint Germain ("Maître Ascensionné relié au Temple de la Liberté en Transylvannie"), le Gautama-Bouddha ("Maître Ascensionné relié au Temple de la Hiérarchie Spirituelle, Shambala, royaume éthérique situé dans le désert de Gobi"), Confucius, El Morya (présenté ici comme le "Maître Ascensionné relié au Temple de la Volonté de Dieu, à Darjeeling en Inde"), etc..

Du syncrétisme à l'attaque en règle des fondements même de la religion chrétienne, les recettes restent toujours les mêmes… Ces absurdités aussi prétentieuses que puériles pourrait prêter à sourire, si elles ne rencontraient pas un succès phénoménal auprès d'une population avide de connaissance, de pouvoir, et de cette "liberté d'être" qui lui est toujours promise…

"Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libèrera." (Jean 8, 31-31)

Visions sur Jésus

Les révélations sont obtenues par clairvoyance, par lien médiumnique avec de grands maîtres cachés, voir par consultation de la mémoire de l'Univers (mémoire Akashique).
Jésus y devient tour à tour un Initié, une Entité surhumaine, un Maître de sagesse, l'Instructeur suprême, un Guide missionné par des hiérarchies supérieures, un Avatar du Principe divin, un Emissaire céleste, etc. Tout est permis, pourvu qu'il ne soit plus le Fils de Dieu, troisième personne de la Trinité Sainte…

H.P. Blavatsky (1831-1891), déjà citée, accède ainsi par voie télépathique à la mémoire de l'Univers. Elle en livre ses conclusions dans "La Doctrine secrète". La crucifixion y est ramenée par exemple au rang d'un rite initiatique venu d'Egypte, et dont la signification reste avant tout symbolique. Pas question de croire en un Jésus "Sauveur", puisque l'homme n'a pas de "péché". La divinité de Jésus est également nié. Elle écrit ainsi dans "La clé de la Théosophie" (chap. "Les enseignements fondamentaux de la Théosophie") : "Nous rejetons la notion d'un Dieu personnel, ou d'un Dieu en dehors du cosmos et ayant un aspect humain qui n'est qu'une gigantesque ombre de l'homme, et même pas de l'homme sous sa forme la plus favorable. Nous déclarons que le Dieu de la théologie n'est qu'un amas de contradictions et d'impossibilités contraires à toute logique. Nous n'aurons donc rien à faire avec lui. (…) A nos yeux, l'homme intérieur est le seul Dieu que nous puissions connaître. Comment cela pourrait-il être autrement ?".

Alice Bailey détaille les "initiations" de Jésus dans De Bethléem au Calvaire (enseignement reçu du "Maître Ascensionné Djwal Kuhl"), publié en 1937.
Selon cet "enseignement", elle peut affirmer que le Christ avait atteint "un degré de développement spirituel qui avait fait de lui le Chef de la Hiérarchie spirituelle, le promoteur du Royaume de Dieu sur Terre, le Maître des Maîtres et l'Instructeur des Anges et des hommes. L'unité de sa conscience avec le plan divin était absolue." Toute sa vie n'avait d'autre but que la réalisation de ce plan sur la terre.
Le Christ serait aujourd'hui le chef de la Hiérarchie spirituelle qui dirige actuellement les destinées de notre terre : "Autour de lui, dans le Haut Lieu où il réside sur terre, sont rassemblés, en ce moment, ses Grands Disciples, les Maîtres de la Sagesse et tous les Fils de Dieu libérés qui au cours des ages ont passé des ténèbres à la lumière, de l'irréel au Réel, de la mort à l'immortalité. Les représentants et les fondateurs de toutes les religions du monde attendent en ce lieu de pouvoir révéler, sous sa direction, à tous ceux qui aujourd'hui luttent dans la tourmente du monde et cherchent à en résoudre la crise, qu'ils ne luttent pas seuls. La grande succession Apostolique des Connaisseurs de Dieu est prête aujourd'hui pour une activité renouvelée. Bouddha lui-même se tient derrière le Christ, reconnaissant humblement l'œuvre divine que ce dernier est sur le point d'accomplir. L'entière lignée spirituelle des Fils de Dieu est en attente et en préparation. La Hiérarchie spirituelle attend."

"A ceci reconnaissez l'esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu ; c'est là l'esprit de l'Antichrist." (Jean 4, 2-3)

Ecoutons également Samuaël Aun Weor (Víctor Manuel Gómez Rodríguez, 1917-1977). Il est le fondateur du mouvement Gnostique, et adepte de la grande Fraternité Blanche Universelle fondée en 1947 par Omraam Mikhaël Aïvanhov (1899–1986), qui a pour mission de "livrer à l'humanité l'authentique message que la Loge blanche adresse au genre humain pour la nouvelle ère du Verseau" – ère qui s'est ouverte selon l'auteur le 4 février 1962. Il révèle dans une interview accordée à une radio mexicaine en 1977 que "La Pistis Sophia contient les enseignements que Jésus de Nazareth a donnés à ses disciples sur le Mont des Olives. Tout le papyrus est écrit en copte et dans le fond, il est merveilleux. Actuellement, nous sommes précisément au travail pour dévoiler et expliquer, clairement, le papyrus cité. Je suis sûr qu'il sera salutaire pour l'ensemble du monde chrétien, parce qu'il connaîtra mieux les mots du Maître."
Au cours d'une autre interview accordée la même année, il déclare : "Il est écrit qu'au Golgotha Jésus a dit : "Heli, Heli, Lamah Zabactani". Les juifs s'interrogèrent, "Que dit-il ? Peut-être appelle-t-il Elie ou l'un des prophètes... voyons si Elie viendra pour le sauver" (tandis qu'ils riaient de lui). Les juifs n'ont pas compris la signification de cette expression. Ce n'était ni de l'Hébreu, ni du Sanscrit, ni du Tibétain. Cependant, n'importe quel écolier Maya du Guatemala serait capable de le traduire immédiatement. La phrase signifie - pour tout Maya de Yucatan ou du Guatemala : "maintenant je puis plonger dans la splendeur de ta présence..." Jésus de Nazareth a parlé la langue Maya. Evidemment la langue Maya vient d'Atlantis. Avant que ce grand continent ne soit submergé dans les profondeurs de l'océan, la race Maya s'était répandue de l'est à l'ouest de ce monde. Les Mayas ont colonisé le Tibet et l'Egypte, et nous en avons le témoignage dans l'alphabet de Naga-Maya des Tibétains et dans les pyramides égyptiennes. C'est ainsi que l'est et l'ouest ont hérité des vastes connaissances des Atlantes."
Et à la question : "Il y a une théorie qui avance que Jésus Christ pourraient avoir été instruit et formé par les Esséniens. Qu'est-ce qui rendrait cette théorie valide ?", Samuaël Aun Weor répond : "Ce qui s'est produit, c'est que ces écrits citent le Maître de Justice, qui a existé environ cinq siècles avant J.C., et les rapports du Maître de Justice avec le Jésus historique (notre Grand Maître Jésus, le Christ) ont été mal interprétés. Nous devons également comprendre que ce Maître de Justice cité par les Esséniens n'est pas nécessairement une "figure historique". Voyons-le comme un prototype psychologique-individuel des êtres humains. Dans cette perspective, il ne devrait y avoir aucun autre confusion. Il est également évident que l'Etre Supérieur de chaque créature humaine, selon les traditions antiques qui ont été perdues dans l'épouvantable nuit de tous les âges, est Christique d'une grande manière. C'est une grande honte que ces enseignements et ces études aient été perdus. C'est la raison pour laquelle cette race humaine est tombée ainsi. Aucun doute qu'actuellement, le Christ est vu comme une figure historique, au lieu de le transposer comme le Prototype de la Perfection Humaine en chacun de nous."
Et à propos de la réincarnation : "La Réincarnation signifie : "la descente de la Divinité en l'Homme." La répétition de cet événement est avec précision cela - La Réincarnation. J'ajouterai : l'Incarnation est la descente de la Divinité en l'Homme. Quand cet événement se répète, cela s'appelle La Réincarnation. Ceci implique que la réincarnation n'est possible que pour les hommes qui se sont réalisés pleinement : des hommes comme Jésus de Nazareth, Buddha, Hermes Trimégiste, Quetzacoalt, etc.."

David Spangler, directeur de l'"Initiative Planétaire" (organisation associée à l'O.N.U.), co-directeur pendant trois ans de la Fondation Findhorn en Ecosse, et souvent cité lorsqu'il est question du New-Age, affirme de son côté (dans son livre "Révélation : Naissance du Nouvel Age") que "Le Christ est distinct de Jésus dans lequel il s'incarna comme il le fit en Bouddha, en Krisna, en Rama et en Mithra.". La "conscience de Christ" ne serait ainsi descendue sur Jésus que pendant son ministère public… Cette affirmation est aujourd'hui partagée par un grand nombre d'écrivains, de "thérapeutes" et de gourous du New-Age. Et les affirmations suivantes, attribuées à ce même auteur, ont de quoi faire réfléchir : "Le Christ est la même force que Lucifer, quoiqu'il agisse en apparence dans le sens contraire" ("Reflections on the Christ", Farres, Ecosse - Lecture Series, 1976, p. 40) "Lucifer agit en chacun de nous, pour nous conduire à l'état de l'intégralité. Tandis que nous entrons dans une nouvelle ère, l'ère de l'intégralité de l'homme, chacun de nous parviendra au point que j'appellerai celui de l'initiation luciférienne. C'est la porte d'entrée particulière que l'individu doit traverser pour pénétrer pleinement dans la présence de sa propre lumière et de sa propre intégralité." "Personne ne pourra entrer dans le Nouvel Ordre Mondial, à moins qu'il ou qu'elle ait fait allégeance à Lucifer. Personne ne pourra entrer dans le Nouvel Age sans avoir subi une initiation luciférienne."

"Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l'Antichrist ! Il nie le Père et le Fils." (1 Jean 2, 22)

On trouve dans le livre "La Médiumnité : réalité intime et personnelle" de André De Ladurantaye et Francine Ouellet (Editions Marie-Lakshmi Inc.), une communication "télépathique" de "Lumière de l'Etre" reçue par l'auteur le 9 avril 1997, "Lumière de l'Etre" s'étant "incarnée" en Jésus il y a deux mille ans, qui explique le sens de sa mission : "Ma venue sur Terre a eu pour objet spécifique d'indiquer à toutes les âmes le chemin de l'Intériorité et d'aider à combattre le voile de l'illusion. Vous êtes des multitudes, en ces temps de changements profondément intérieurs, à vous éveiller aux fruits de mon travail spirituel en ressentant l'appel de votre Christ intérieur." Un tel renversement de la mission du Christ telle qu'elle est présentée dans les Evangile ne laisse que peu de doutes quant à l'origine d'un tel message… "Je suis Christ. Je suis vous et vous êtes Christ. Ne vous cherchez plus ailleurs qu'en vous. Ne vous cherchez plus ailleurs qu'au cœur même de la Lumière de l'Etre. Dans plusieurs incarnations dans la matière, Je suis venu et revenu réaliser la Fusion avec le Père." Divinisation de l'homme, réincarnation, fusion dans la Divinité, notions habituelles à la prosodie des nouvelles "révélations" !
"La réalisation de votre Christ intérieur est soumise aux mêmes Lois Divines : la loi de l'Intégration. Le Christ est le chemin, la voie de l'intérieur. Il conduit le Fils de l'Homme vers le Fils de Dieu. Par l'infusion de mes Energies et celles des Etres de Lumière sur la planète en ce moment, l'humanité est aidée à faire le rapprochement de tous ces concepts qu'elle a vécus au cours des derniers siècles et surtout depuis les dernières décennies en une seule et unique réalité : la Réalité Christique." En refusant l'altérité, l'adepte du New-Age n'est plus appelé à un relation d'amour avec son Créateur, ni même avec le Fils, mais en quelque sorte avec lui-même : l'adepte est Dieu, pourvu qu'il se découvre tel : "La permission que vous vous donnez de vous accueillir dans tout ce que vous êtes est le véritable sens de l'Amour du Christ." lit-on plus loin !

Sur le site internet d'Amédée Louis-Fernand (http://www.amedee.org/french/accueil.html), il est aussi question de Jésus. Ici encore, l'Eglise catholique en prend pour son grade : "Le dogme rigide de l'Eglise Catholique s'est construit à partir de nombreuses erreurs, tout comme les doctrines de bien des Eglises. L'Homme a une double nature. L'une mortelle, son corps, son intellect, son ego... L'autre est immortelle, c'est l'étincelle de Dieu qui existe en chaque être humain et que certains appellent le Soi, d'autres le Bouddha ou le Christ. [notez cet "aspiration" dans les doctrines hindouistes de la révélation chrétienne, qui n'a guère évolué depuis H.P. Blavatsky…] Jésus n'était pas le Christ et il ne l'a jamais été tel que la plupart d'entre vous le croient. Jésus était le Fils de l'Homme. Quand Il a fait le choix volontaire de laisser émerger le Christ en Lui, alors Il est devenu Jésus-Christ, le Fils de Dieu. [cette conception de l'incarnation du Christ en Jésus au cours de sa vie terrestre est presque banale aujourd'hui, tant elle est répandue dans de nombreux mouvements New-Age…] De même le Christ n'a jamais été Jésus, mais Il s'est révélé en Lui par la volonté de sacrifice de Jésus. Car le Christ en vérité est en chacun de nous ! Le Christ est la divinité qui réside en l'Homme ! [ou encore le "Soi", comme il sera dit plus loin. Le message est clair : l'homme est Dieu, il n'appartient qu'à lui de le découvrir.] Jésus a accompli ce que chaque être humain peut et doit réaliser à son tour. Oui je vous le dis, Jésus était. Le Christ quant à Lui, est, et demeurera toujours. N'attendez pas le retour de Jésus Il ne reviendra jamais. La nature de la matière, du corps, est temporelle. Seul l'Esprit est immortel. L'âme de Jésus a continué à évoluer dans l'amour du Christ, dans l'amour de Dieu. C'est pour cela, je vous le dis, chacun d'entre vous est potentiellement le Christ, c'est à dire une pulsion de Dieu, une étincelle d'Amour. Mais il faut préalablement effectuer son chemin de croix et ensuite crucifier son ego afin de ressusciter, et ainsi révéler le Christ en nous. Le Christ qui est chacun de nous." Il y aurait évidemment beaucoup à dire de cette logorrhée, qui manque pour le moins de sérénité dans le propos, sérénité qui est pourtant l'un des attributs des "sages", de ceux qui sont parvenus à "l'éveil"… Le but recherché reste le même : détruire les références chrétiennes, et en particulier l'image du Verbe de Dieu fait chair, né par la Vierge Marie, mort pour le salut des hommes, et ressuscité en ayant vaincu la mort. Puisque nous serions tous des "Christ" en puissance, pourquoi nous attacherions-nous à ce Jésus qui nous est tellement semblable …?
Les autres affirmations n'ont rien d'original. On retrouve les habituels "les Maîtres éminents que sont Krishna, Bouddha, Mahomet, Jésus, ... sont Un. C'est la même Voix qui parle à travers Eux, en adoptant simplement un langage différent selon les lieux et les époques pour pouvoir Se faire entendre de tous." et autres "parmi les Initiés, certains, dont ceux énumérés ci-dessus, sont des Maîtres d'exception. Entendez par là qu'ils ont pour chemin de vie de diffuser le Message du Père, d'Allah, de la Conscience Universelle, du Principe Créateur, de Brahman, de Dieu..." Fouchtri fouchtra, mettons tout dans un même sac et agitons fort, il en ressort toujours la même salade…

"C'est que beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne confessent pas Jésus Christ venu dans la chair. Voilà bien le Séducteur, l'Antichrist. Ayez les yeux sur vous, pour ne pas perdre le fruit de vos travaux, mais recevoir au contraire une pleine récompense. Quiconque va plus avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ ne possède pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, c'est lui qui possède et le Père et le Fils. Si quelqu'un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. Celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises." (2 Jean 7-11)

Robert Ambelain (1907-1998) a sans doute dans ce domaine atteint un summum dans son livre "Jésus ou le mortel secret des Templiers". Bien que ne se rattachant pas au mouvement New-Age, signalons tout de même que c'est en s'appuyant sur des connaissances supérieures "indiscutables", il décrit Jésus comme étant le fils de Marie de Magdala et de Judas (chef zélote notoire) ayant six frères (dont Thomas, son jumeau, comme son nom l'indique), affirme qu'il n'est pas né à Bethléem, qu'il n'a jamais vécu à Nazareth, qu'il a étudié la magie et la kabbale, qu'il se conduit comme un véritable brigand se livrant au pillage, au vol et au meurtre, qu'il est l'auteur de l'Apocalypse… etc., etc.

Notons enfin que l'A.M.O.R.C. - Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix fondé en 1909 par Harvey Spencer Lewis (1889-1944) - précise lui aussi que "d'un point de vue rosicrucien, Jésus fait partie des Maîtres qui se sont incarnés à des époques différentes pour guider l'humanité et donner une impulsion à son évolution spirituelle, comme le firent Moïse, Bouddha et Mahomet, pour ne citer que les plus connus. Il ne fait pas l'objet d'un culte particulier dans les enseignements de l'Ordre. Il n'est pas non plus présenté comme étant le Fils unique de Dieu ou comme étant Dieu Lui-même. Cela dit, tout Rosicrucien est libre de le considérer ainsi, notamment s'il est de religion chrétienne. D'après les enseignements de l'A.M.O.R.C., Jésus fut membre de la communauté essénienne établie à Qumrân, en Israël. Comme le confirme la découverte en 1945 des «Manuscrits de la Mer Morte», les Esséniens étaient des mystiques de très haut niveau. On sait également qu'ils consacraient beaucoup de temps à guérir les malades. Il n'est donc pas étonnant que Jésus lui-même fût connu pour ses nombreuses guérisons."… Et l'on se rend bien compte que l'essentiel pour tous ces mouvements, est de ne considérer Jésus que sous l'aspect de son humanité, ce qui, dans le domaine de la littérature également, d'Ernest Renan à Jacques Duquesne, reste la constante de tout esprit qui s'élève contre les religions chrétiennes en général, et catholique en particulier… Signalons que l'A.M.O.R.C. est une organisation répertoriée comme une secte dans le Rapport n°1687 de la Commission Parlementaire du 10 juin 1999. Ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur cette organisme consulteront avec intérêt la page "L'Hérésie Rosicrucienne" (http://web.archive.org/collections/web.html), hébergée sur le site de Philippe Allard.

William Booth, fondateur de l'Armée du Salut, écrivait à la fin du XIX° siècle : "Le plus grand danger du vingtième siècle sera une religion sans Saint-Esprit, des chrétiens sans Christ, le pardon sans repentance, le salut sans nouvelle naissance, la politique sans Dieu et un ciel sans enfer."
Et Albert Schweitzer ajoutait au début du XX° siècle : "Chaque époque trouve ses propres idées qui se voient reflétées en Jésus ; chaque personne en particulier se crée un Jésus à l'image de sa propre personnalité…."

"« Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? » Simon Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » En réponse, Jésus lui dit : « Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux »." (Mat 16, 15-17)

Un nouveau Messie :
Maitreya

Maitreya n'est pas le premier à se présenter comme étant le Christ en personne revenu sur terre. Souvenons-nous de ces deux exemples étonnants qui ont marqué le XX° siècle :

George Roux (1903-1981) tout d'abord, qui affirma publiquement en 1954 qu'il était une nouvelle incarnation du Christ, et qui fonda l'Eglise Chrétienne Universelle. Il est connu aujourd'hui sous le nom de "Christ de Montfavet", nom de la commune du sud de la France où il résidait. Ses théories sont contenues dans les trois ouvrages qu'il a publié en 1950-51 : "Journal d'un guérisseur", "Paroles du guérisseur", et "Mission divine". On y apprend que Jésus n'était pas le fils de Dieu, mais un guérisseur parmi beaucoup d'autres, que les Evangiles relèvent de la légende, que le péché originel n'existe pas, que la fin du monde interviendra le 1er janvier 1980 au plus tard, etc.. Notons tout de même que Georges Roux se présenta aux élections législatives du 2 janvier 1956, en proposant que Dieu devienne le chef du gouvernement, et en promettant une place au Paradis aux bons électeurs, et qu'il recueilli environ 10.000 voix dans six départements ! L'Alliance Universelle fondée à sa mort par ses deux filles pour perpétuer le mouvement compte aujourd'hui encore près de 1000 membres en France, et 2000 en dehors (Europe, Etats-Unis, Afrique)…

Gilbert Bourdin (1923-1998) est sans doute plus célèbre encore. Fondateur de L'Ordre des Chevaliers du Lotus d'Or dans les années 1960, il émigre avec ses proches en 1970 sur le site de la Baume de Castellane dans les Alpes de Haute-Provence, où il bâtit le "Mandarom Shambhasalem", gigantesque construction à sa démesure… Au cours des années 1980, il commence une lutte sans merci contre les "démons" : armés de pistolets en plastique, lui et ses adeptes traquent les "atlantes" et les "lémuriens"… Christine Amory, chercheuse au CNRS et présidente du Vajra triomphant, reconnaît avoir participé à ces "combats". Selon elle, la paix relative qui règne dans le monde tient à "l'acquis" des combats de Gilbert Bourdin contre les "égrégors de pensée négative"… En 1981, le gourou fait construire une statue haute de 22 mètres, celle du "Bouddha Maitreya", "synthèse des énergies spirituelles de l'Orient", puis en 1987 la statue du "Christ Cosmique", qui "réunit en elle les énergies de l'Occident mystique". D'autres statues, temples et mosquées suivront sur l'emplacement du Mandarom. Enfin le 22 août 1990, sous le nom d'Hamsah Manarah, il ceint successivement les "sept couronnes des visages de Dieu" ainsi que la tiare du "Grand Pontife du Diamant Cosmique" et se proclame le plus sérieusement du monde devant les caméras de télévision "Messie Cosmo-planétaire". Une statue de 33 mètres de haut a été édifiée en un temps record, à sa propre gloire, "Messie de synthèse entre le Christ, Bouddha et le prophète". Gilbert Bourdin affirme être la réincarnation tout à la fois de Pythagore, de Jésus, de Mahomet et de Napoléon. Accusé de viol sur mineure, il passe quelques jours en prison en 1995. Le 30 juillet 1998, la statue et son socle (soit quelque 2 000 tonnes de béton et d'acier) sont frappés d'un jugement ordonnant leur démolition par le tribunal de Digne, démolition qui aura finalement lieu en 2001. Ils sont encore nombreux aujourd'hui à défendre l'Aumisme, cette religion nouvelle fondée par Gilbert Bourdin, qu'il expliquait lui-même ainsi : "L'étude approfondie des grandes religions, nous persuade aisément qu'elles sont Une par leur essence. Nous considérons notre haut lieu consacré à la prière, à la méditation, comme un Temple de la Religion Universelle, comme un havre pour le pèlerin de l'Absolu, à qui l'on réclame pour tout passeport, ces simples mots en lettres de feu sur le cœur : Amour, charité, sincérité, humilité, discernement spirituel." Notons au passage que le symbole de "l'Hexamide" attaché à l'Aumisme porte les six couleurs de l'arc-en-ciel… O tempora ! O mores… !

Venons-en maintenant à Maitreya.
Selon le Mahâyânâ de la philosophie bouddhiste, Maitreya est le prochain Bouddha que connaîtra l'humanité : sauveur du monde, qu'il restaurera une dernière fois. Son culte est familier au monde bouddhique.
Selon le New-Age, il est bien autre chose, et beaucoup plus que cela…

Le site Partage International (http://www.partageinternational.org/) en est le propagateur en France. Voir aussi le site "Domaine du Réseau Tara Canada (Québec) - L'Emergence de Maitreya" (http://www.taraquebec.org/).

Voici quelques extraits des messages délivrés par Maitreya, tels qu'ils sont diffusés sur les sites ci-dessus :
A la date du 6 septembre 1977, il déclare : "Mon arrivée est accomplie, ma manifestation, complète. Je suis réellement dans le monde. Bientôt me connaîtrez-vous. Peut-être me suivrez-vous et m'aimerez-vous. Mon amour coule à jamais à travers vous tous. Et cet amour que j'ai pour l'humanité entière m'amène ici. Mes frères et sœurs, mon retour dans le monde est un signal que le nouvel âge, comme vous l'appelez, est commencé. [...]
Mes enfants, mes amis, je suis peut-être venu plus tôt que vous ne m'attendiez. Mais il y a tellement à faire, tellement à changer dans le monde. Des hommes ont faim et meurent ; plusieurs souffrent inutilement. Je viens changer tout cela. Je viens vous montrer le chemin à prendre ensemble vers une vie plus simple, plus saine et plus heureuse. Non plus homme contre homme, nation contre nation, mais ensemble, en frères, irons-nous vers l'avenir, vers la contrée nouvelle. Et ceux qui y sont prêts verront le visage du Père."
(Message n°1)
La perfidie de tels propos saute aux yeux. Maitreya se présente comme unique Sauveur de l'humanité, et présente un chemin qui seul permettra de voir le Père…

"« Du lieu où je vais, vous savez le chemin ». Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin ? » Jésus leur dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. »" (Jean 14, 4-6)

Puis il se relie aux Maîtres de Sagesse, qui ont rencontré un tel succès depuis les écrits de H.P. Blavatsky. Le 15 septembre 1977, il affirme : "Mes Frères, les Maîtres de la Sagesse, doivent effectuer leur retour collectif dans le monde ; en tant que leur Maître, en tant que l'un d'eux, je fais de même. [...] Je viens aussi pour vous indiquer la voie qui mène à Dieu, la voie du retour à votre Source. [...] Le premier groupe de mes Maîtres de Sagesse est déjà parmi vous, et bientôt les connaîtrez-vous. Aidez-les dans leur travail. Sachez aussi que par vous ils construisent le nouvel âge. Laissez-les vous guider, vous montrer le chemin." (Message n°2)

"Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui s'y engagent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il y en est peu qui le trouvent." (Mt 7, 13-14)

Le 29 septembre 1977, tout en proclamant la fin des anciennes traditions, il se positionne en chef d'une armée de lumière, qui donnera le jour au nouvel âge promis… Mais de quelle lumière s'agit-il ? Rappelons que Lucifer signifie "Porteur de la Lumière"… "Ma venue signifie la fin de l'ancien ordre des choses. Tout ce qui est inutile et qui ne sert plus la cause de l'homme peut maintenant être abandonné. [...] Paré de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, resplendissant de la Lumière de Dieu, l'homme apparaîtra un jour dans sa divinité. Cela, je vous le promets. [...] Plusieurs m'écouteront, mais pas tous. Néanmoins, le succès de mon armée de Lumière est assuré. Plusieurs me verront bientôt et ne me reconnaîtront point. Plusieurs me verront bientôt et me reconnaîtront. Ce sont les miens. Soyez l'un d'eux." (Message n°4)

Le 14 février 1979 : "Je fais donc solennellement appel à vous, mes chers amis, pour faire connaître la nouvelle de ma présence parmi vous, aplanissant ainsi le chemin devant moi. Mes fardeaux sont assurément très lourds. Ils pourraient cependant être allégés par votre travail. Je compte sur vous pour agir et me suivre. Ensemble, nous compléterons le Plan." (Message n°61)

Et voilà le message du Christ Jésus véritablement inversé :
"Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger." (Mt 11, 28-30)

Là où Jésus propose à l'homme qui ploie sous le fardeau un soulagement, Satan demande à l'homme de le soulager de son fardeau à lui… Et quant au "Plan" dont il est question ici, quel est-il sinon celui qu'il a poursuivi depuis sa première révolte : "J'escaladerai les cieux, au-dessus des étoiles de Dieu j'élèverai mon trône, je siègerai sur la montagne de l'Assemblée, aux confins du septentrion. Je monterai au sommet des nuages, je m'égalerai au Très-Haut" (Is 14, 13-14)

Maitreya ne cachera d'ailleurs pas le but ultime de ce "Plan". Quelques temps plus tard, il déclare : "Le but de Maitreya est de montrer à l'homme qu'il n'a plus besoin d'avoir peur, que toute la lumière et la vérité résident dans son cœur, et que, lorsque ce simple fait est connu, l'homme devient Dieu." (Message n°98)

"Parce que ton cœur s'est enorgueilli, tu as dit : "Je suis un dieu, j'habite une demeure divine..." Alors que tu es un homme et non un dieu, tu te fais un cœur semblable au cœur de Dieu." (Ez 28, 2)

Benjamin Creme, dans son livre "Maitreya, le Christ du Nouvel Âge", explicite ainsi le retour de ce nouveau "sauveur" : "Lorsqu'on parle du retour de Maitreya, il faut bien garder présent à l'esprit que l'image est symbolique car jamais Maitreya n'a quitté la terre. Lorsqu'il a dit adieu à ses disciples. il leur a promis de rester avec eux jusqu'à la fin du cycle. Comme il partit, de même il reviendra, "sur les nuées du ciel". Pour certains, cette affirmation est une allusion à l'incarnation progressive du Christ dans les éthers denses de la terre. Bien entendu, il n'a jamais été question d'un Christ s'élevant dans un nuage ou une nuée pour disparaître à la vue de ses disciples, car en fait, c'est le nuage qui le rendit invisible lorsqu'il s'éleva sur un plan que désormais seuls quelques rares adeptes pouvaient franchir. Les archives de la G.F.B. [Grande Fraternité Blanche] mentionnent la prophétie biblique du Christ revenant par les airs en ces termes : "Ces mots ont davantage de sens aujourd'hui que lorsqu'ils furent écrits il y a presque 2000 ans, car ce conflit mondial est éminemment aérien"."

"Prenez garde qu'on ne vous abuse. Car il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : "C'est moi le Christ", et ils abuseront bien des gens…" (Mat 24, 5)

Le couple Daniel MeuroisAnne Givaudan rapporte en 1982 dans "Par l'esprit du Soleil" cet appel du "Christ Cosmique" : "Vos religions explosent, par-delà les limites de leurs dogmes. Vous vous laisserez entraîner dans la Danse Divine, recevant une incroyable vibration de vérité et d'amour. Ouvrez-vous ! Ceux qui s'accordent aux nouvelles fréquences vibratoires verront leur vie devenir un émerveillement plus grand de jour en jour. Je suis le Christ. Prenez et buvez, car ceci est mon sang. Le temps est venu, acceptez les présents que j'apporte. N'encombrez pas votre chemin de rituels ! Bientôt les médias proclameront : Réjouissez-vous, réjouissez-vous ! Le Seigneur est arrivé !"

"Alors si quelqu'un vous dit : "Voici : le Christ est ici !" ou bien : "Il est là !", n'en croyez rien. Il surgira en effet, des faux Christs et des faux prophètes, qui produiront de grands signes et des prodiges, au point d'abuser, s'il était possible, même les élus. Voici que je vous ai prévenus." (Mat 24, 23-25)

Pour clore ce chapitre, n'omettons pas Saï Baba, déjà cité. Sathya Sai Baba est né à Puttaparthi, petit village de l'Inde du Sud, le 23 novembre 1926. Le 29 octobre 1940, à l'âge de 14 ans, il déclare à sa famille et aux gens de son village qu'il portera désormais le nom de Sai Baba, et qu'il a pour mission de régénérer la spiritualité de l'humanité en enseignant les plus hauts principes de vérité, d'action juste, de paix et d'amour divin et en montrant comment les appliquer. Il explique de façon plus détaillée cette "mission" dans une lettre qu'il envoie à son frère en 1947 : "J'ai une tâche bien précise, celle de protéger l'humanité tout entière et de garantir à tous une vie pleine de félicité. J'ai fait un serment, celui de reconduire tous ceux qui se sont éloignés du droit chemin dans le bon et de les sauver. Je suis très attaché à ce travail que j'aime : éliminer les souffrances des pauvres et leur faire don de tout ce qui leur manque." Vaste et beau programme !

Mieux encore : on apprend sur l'un des nombreux sites qui lui sont consacrés (http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/saibaba.htm) qu'il "émerveille le monde par des miracles quotidiens (guérisons spectaculaires, matérialisation de bijoux, de vibhuti, de lingams, etc... dont peuvent témoigner des milliers de personnes). Il a fondé des écoles, une université, un hôpital... Il a maintenant un million d'adeptes dans le monde." Un nouveau saint en ce monde ? Grattons donc un peu le vernis…
Sur ce même site internet, il est également dit qu'"Il a annoncé qu'il resterait sur Terre jusqu'à l'âge de 95 ans, et qu'en 2030, la 3ème incarnation se ferait sous le nom de Prema (Prema veut dire amour en sanskrit), en précisant qui seraient le père et la mère."... Vous avez dit "3° incarnation" ?

Saï Baba se présente en effet comme une des incarnations du "Seigneur" (discours de Saï Baba du 23 novembre 1968) : "Je M'incarne d'ère en ère pour protéger les hommes vertueux, pour détruire ceux qui se complaisent dans le Mal, pour établir la Moralité et la Vertu sur une assise ferme. A chaque fois qu'asanthi (le désordre) règne de part le monde, le Seigneur s'incarne et prend forme humaine de façon à indiquer à l'humanité le chemin de la Paix. De nos jours, les conflits et la discorde détruisent la Paix et l'Unité tant dans les familles que dans les écoles, tant dans le domaine religieux que social, et toutes les nations sont en crise. Les saints et les sages ont attendu avec impatience l'Avènement du Seigneur, les saddhus (sages) ont prié avec ferveur, et Je suis venu.
Dans aucun de Mes discours Je ne fais allusion à Sai Baba, bien que comme Avatar (*), Je porte ce nom. En fait, Je n'apprécie pas le moins du monde que l'on fasse des différences entres les diverses apparences du Seigneur, telles que Sai, Rama, Krishna. Jamais non plus, Je n'ai dit que l'une de ces incarnations était supérieure à l'autre. Continuez donc à rendre hommage à la forme de Dieu que vous avez choisie, selon les rites qui vous sont familiers, et vous vous rendrez compte que vous vous rapprochez de Moi. Car tous les noms et toutes les formes sont les miennes. Aucun besoin de changer la forme qui vous séduit le plus pour en adopter une autre après M'avoir vu et entendu."

Eloquent ! Est-il besoin d'ajouter un commentaire ?

(*) : Dans l'hindouisme, un Avatar est une incarnation divine qui prend naissance dans un corps humain qui possède, de part sa nature, les facultés d'omnipotence, d'omniprésence et d'omniscience.


Les Anges

Les mouvements New-Age tentent de désacraliser ces Esprits célestes, à commencer par nos Anges gardiens auxquels ils attribuent un nom, fonction de notre date de naissance. Ajoutons à cela un rituel fait de parfums et de couleurs choisis pour les invoquer, et l'on aura compris qu'ils deviennent alors de simples esprits évolués, prêts à obéir à nos moindres caprices. Est-ce là ce que nous enseigne l'Eglise ? Nullement, et cette vision très humaine du monde angélique est aussi pauvre que la spiritualité qui le défigure.

Voyons cela un peu plus en détail.

"Ne cherche pas à connaître nos noms, car les noms des anges sont rarement exprimés sur la terre."
Révélation d'un Séraphin à Sainte Marguerite de Cortone, tertiaire franciscaine (v.1247-1297), in G. Bavegnati, Légende de la vie et des miracles de sainte Marguerite de Cortone, Paris, Poussielgue-Rusand, 1859, ch.11, par.13.
Prenant appui sur des textes rattachés aux traditions cabalistiques, quelques sites internet de la mouvance new-age ou ésotérico-magique proposent un tableau très précis de 72 noms d'Anges, qui se partageraient les 360° du zodiaque (cette référence à l'astrologie en dit d'ailleurs long sur l'origine de ces dénominations) par petite tranche de 5° (72x5=360).
Respectant l'ordre des 9 hiérarchies angéliques (Séraphins - Chérubins - Trônes - Dominations - Puissances - Vertus - Principautés - Archanges - Anges) et commençant au signe du Bélier (21 mars), 8 noms d'Anges sont ainsi attribués par catégorie (9x8=72), chacun de ces noms étant relié à une période de "temps" couvrant 4 à 6 jours.
Il existe également un autre type de classement, qui regroupe ces 72 Anges par "famille", chaque groupe ayant une "spécialité", qui "le pardon", qui "l'abondance", qui "la famille" ou "les enfants", qui "la force", "la lumière" ou "le bien-être"...
Inutile de détailler cette classification ici.

Vous l'aurez compris, il y aurait donc selon ces apprentis sorciers 72 Anges dévoués à notre service... Effectuons un rapide calcul : comme il y a environ 6 milliards d'êtres humains sur terre, cela implique une "charge" de plus de ... 83 millions d'hommes et de femmes pour chacun de ces Anges... N'est-ce pas pour le moins... étonnant ?
Il est vrai que les Anges bénéficient de tous les pouvoirs que Dieu leur donne pour mener à bien leur mission, mais tout de même !
Par ailleurs, limiter la puissance d'un Ange à une seule "spécialité", aussi belle et louable soit-elle, est terriblement réducteur. Quelle triste et pauvre image ces classifications donnent-elles aux Anges ! N'oublions pas que l'Ange est un messager, un porteur de message. Il transmet ce qui lui est confié. Imaginez-vous les facteurs, sur notre planète, qui se spécialiseraient les uns dans l'acheminement des lettres d'amour, les autres dans les factures, d'autres encore dans les demandes d'emploi, les faire-part, etc. C'est absurde, n'est-ce pas ? Si cela n'est pas concevable sur terre, comment l'admettre pour nos célestes compagnons, infiniment moins limités que nous dans leurs capacités, et les pouvoirs qui leur ont été donnés !

L'Eglise a toujours été très claire concernant ces noms attribués aux Saints Anges.

Seuls trois d'entre eux ont révélé leur nom : Michel, Gabriel et Raphaël.
Il faut donc se méfier de ceux qui prennent la liberté d'en désigner d'autres avec précision, comme l'avait fait déjà au VIIIème siècle un certain Adelbert ; celui-ci, en 745, à la demande de Saint Boniface, fut condamné dans un synode par le pape Zacharie, pour avoir inventé une prière aux anges Uriel, Raguel, Tubuel, Inéas, Tubuas, Saloac, Simiel, considérés par cette assemblée comme des démons. (Source : Françoise Bouchard, "Les grands miracles de la dévotion", Ed. Résiac, 1996.)
Nous trouvons en effet dans le "Dictionnaire portatif des Conciles" (Paris, Veuve Didot, 1767) les lignes suivantes :
"Rome, l'an 745, 25 Octobre, sous le Pape Zacharie, assisté de sept évêques, de dix-sept Prêtres et du Clergé de Rome. On y déposa Adelbert et Clement du Sacerdoce, avec anathème. On y condamna au feu les écrits du premier comme impies et insensés."
La prière composée par Adelbert était ainsi rédigée : "Je vous adresse mes voix et mes supplications, ange Uriel, ange Raguël, ange Tubuel, ange Michel, ange Inias, ange Tubuas, ange Sabaoc, ange Simiel..."

L'abbé Th. Laval précise, dans son ouvrage "Le Monde invisible ou Traité dogmatique et ascétique des Anges" (Bruxelles, 1909) :
"On a essayé de donner des noms aux quatre autres [archanges]. Le sens de ces noms : Barachiel, qui signifie Bénédiction de Dieu, - Jéhudiel, Louange de Dieu, - Uriel, Feu de Dieu, - Sealtiel, Prière de Dieu, est irréprochable. Cependant ils ont été réprouvés au Concile de Rome de 745 parce qu'étant d'une valeur toute conjecturale, ils ne peuvent être assimilés aux trois noms donnés par le texte sacré. L'on peut représenter les sept archanges et les honorer ensemble d'un culte spécial ; mais l'on doit alors s'abstenir de désigner par aucun nom ceux d'entre eux qui ne nous sont pas spécialement connus." (Chap. XII)

Plus tard, en 789, le Concile d'Aix-la-Chapelle confirmera la décision du Concile de Rome en interdisant de fabriquer des noms d'anges en dehors de Michel, Gabriel et Rapha&

Présentation
L'homme, dans toute son arrogance, avec orgueil et rébellion, tente désespérément de se faire l'égal du Créateur, de s'ériger au-dessus de la Création. Mais, un jour proche vient où l'humanité comprendra, dans d'extrêmes douleurs, que l'homme charnel ne pourra jamais dominer sur la nature que Dieu a créée. Les hommes seront alors confrontés à leur essence déchue dans un règne qui n'est pas le leur, mais celui de Dieu le Père, le Créateur du ciel et de la terre...

Tout genou fléchira...

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Dévoilement du complot relatif au plan de marquage de l'humanité Renaud Vernhes (22/11/2009 11:52)

jE n'engagerai ...

Dévoilement du complot relatif au plan de marquage de l'humanité Tob (20/11/2009 10:51)

Tu crois vraiment qu...

Dévoilement du complot relatif au plan de marquage de l'humanité Renaud Vernhes (19/11/2009 13:53)

je cite: "servi...

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